Nos podcasts
“Chroniques immersives”
Récits de nos expériences à vivre pour mieux comprendre la vie locale
Découvrez le monde autrement à travers des podcasts qui révèlent nos expériences les plus immersives. Chacun d’eux décrypte la vie locale contemporaine, loin des clichés, au plus près des habitants. De l’Albanie au Japon, du Brésil au Sénégal, laissez-vous porter par ces voyages sincères et riches en émotions. Bonne écoute !
Saison 1 - 30 épisodes
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© Maryline Goustiaux
Dans ce premier épisode, vous plongez au cœur d’un système de logistique unique au monde : celui des dabbawallahs de Mumbai. Depuis plus d’un siècle, environ 1 500 livreurs transportent chaque jour près de 100 000 repas en seulement trois heures, sans informatique et avec une fiabilité remarquable. Suivez ces hommes dans leur tournée, de la collecte des repas à domicile jusqu’à la livraison dans les bureaux, via les trains bondés.
TranscriptionÀ l’heure où Mumbay se met en mouvement, des silhouettes blanches traversent la ville à vélo. Ce sont les 1 500 dabbawallahs, littéralement “les porteurs de boîtes”. Cent mille repas en 3 heures. Impressionnant. On embarque avec l’un d’eux dans la tournée d’un quartier. Depuis 1885, ils transportent les repas faits maison depuis les foyers jusqu’aux bureaux, six jours par semaine. Ce service est né d’un besoin culturel fort : en Inde, les repas préparés chez soi sont préférés pour leur goût, mais aussi pour respecter les règles de caste qui régissent les pratiques alimentaires. Les familles leur tendent les tiffins encore tièdes ou les ont accrochées à leur porte. Chaque boîte porte un code couleur et des symboles indiquant l’adresse finale. Un premier tri s’effectue dans le quartier, puis d’un pas pressé, on va prendre le train. Arrivés à la gare centrale, tous les dabbawallahs se rassemblent. Quel spectacle ! Les paniers changent de mains, la ville entière devient un réseau vivant. Rien d’écrit, aucune machine. Seulement une mémoire collective et un sens de la précision. On suit maintenant l’un d’eux pour la livraison sur les lieux de travail. À treize heures, chaque repas arrive à bon port : moins d’une erreur sur six millions, selon une étude de Harvard. Une logistique étudiée et jamais égalée dans le monde. Derrière la performance, on découvre une éthique. Tous les dabbawallahs sont égaux, sans hiérarchie, unis par la foi hindoue varkari qui prône service et dévotion. Ce jour-là, au milieu des trains et des rires, on saisit la beauté de ce système en apparence chaotique : un miracle d’organisation que l’on aura pu découvrir de l’intérieur.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Marion Feral
Explorez la culture vibrante des matatus de Nairobi, ces minibus colorés devenus de véritables icônes urbaines. Plus que de simples transports, ils sont des galeries d’art mobiles où graffeurs et mécaniciens expriment l’identité des quartiers. Dans l’atelier d’un artiste, découvrez comment ces véhicules customisés racontent la créativité, la fierté et la vie quotidienne de la capitale kényane.
TranscriptionÀ Nairobi, le minibus atypique et haut en couleur dans lequel nous sommes installés s’élance dans le flot dense de la circulation. C’est un matatu, l’un des milliers de minibus collectifs qui sillonnent les rues encombrées de la ville chaque jour, indispensables pour les 80 % d’habitants qui n’ont pas de voiture. Recouverts de graffitis colorés, d’écrans, de lumières, de slogans, ils incarnent un transport exubérant, engagé, vivant. On arrive devant un garage. Ici, l’air sent la peinture fraîche et le métal chauffé. Au fond, un matatu est en pleine transformation. Le graffeur du matatu nous accueille avec un large sourire. Il nous montre ses croquis, ses bombes de peinture, ses références : versets religieux, stars du ballon rond, héros de séries se mélangent. Chaque bus reflète l’âme de son chauffeur, de son quartier, de son époque. On assiste à la métamorphose d’un simple minibus en œuvre d’art mobile. C’est une affirmation identitaire développée il y a une quinzaine d’années sous l’impulsion de Moha, ancien chauffeur devenu icône de la pop culture kenyane. Les chauffeurs investissent pour attirer regards et passagers car ici, on attend et on choisit le matatu le plus en vogue, celui qui pulse et permet de se reconnaître. En roulant dans Nairobi, on comprend que les matatus ne transportent pas que des passagers. Ils font circuler des rêves, des revendications, une culture en mouvement.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Arié Botbol/Réa
À Marrakech, vivez l’expérience du ftour, le repas qui rompt le jeûne du ramadan et rythme la vie de la ville au coucher du soleil. Accueilli au sein d’une famille marrakchie, vous partagez un moment de convivialité et de spiritualité autour de plats traditionnels avant d'aller assister ensemble à la prière nocturne près de la Koutoubia.
TranscriptionÀ Marrakech, le jour s’efface lentement. Le muezzin appelle à la prière du maghrib, et soudain, la ville change de rythme. Les rues se vident, les foyers s’illuminent. C’est l’heure du ftour, le repas de rupture du jeûne du ramadan. On est accueilli chez une famille marrakchie. Dans leur salon, la table est déjà dressée. On s’assoit sur les confortables banquettes, autour des dattes, des crêpes, des briouates, de la harira, du tajine, des œufs durs et du pain chaud. Tout commence par un verre d’eau et une datte. Le jeûne est rompu, mais la ferveur demeure. Leslie, marrakchia d’adoption, nous accompagne, traduisant les mots et les gestes. On échange sur le sens de ce mois sacré : sawm, le jeûne, est l’un des cinq piliers de l’islam. Pratiqué de l’aube au coucher du soleil, il purifie, apprend la patience, la gratitude, la simplicité. Les conversations glissent naturellement vers la foi, le partage, la solidarité. On apprend à dire bssaha pour souhaiter bon appétit, Allah yatik saha pour remercier, ramadan moubarak pour bénir ce moment. Après le repas, on marche jusqu’à la Koutoubia. Sous les palmiers, la foule s’assemble pour la prière nocturne. L’esplanade devient une mer de tapis et de voix, un souffle collectif. La spiritualité se mêle à la douceur du soir. Un instant suspendu, où l’on comprend que partager un ftour, c’est entrer dans l'intimité de la vie locale où la spiritualité se mêle à la richesse des traditions.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Maryline Goustiaux
Rencontrez Maria, professeure de français à Bichkek et témoin direct de plus de cinquante ans de vie sous l’ère soviétique. Dans les salles de l’Université nationale, elle raconte avec précision son quotidien d’alors : l’éducation, la santé, les règles de vie, les libertés limitées… Sans nostalgie ni jugement, elle livre un regard nuancé — « ce n’était ni mieux ni pire, simplement différent ». À travers ses souvenirs, se dessine un éclairage rare sur le Kirghizistan d’hier pour mieux comprendre celui d’aujourd’hui.
TranscriptionÀ Bichkek, l’université nationale semble calme. Mais derrière les murs lisses de l’institution, une mémoire bouillonne encore. Celle de Maria, 78 ans, qui, portée par sa passion restée intacte, enseigne le français à des générations d’étudiants. Elle a traversé un demi-siècle de bouleversements. L’époque soviétique, elle ne fait pas que la raconter, elle l’a vécue. C’est captivant de l’écouter ! Études à Saint-Pétersbourg dans les années 80, thèse soutenue au cœur du bloc soviétique, puis retour au Kirghizistan pour y transmettre sa langue et sa rigueur. Lors de notre rencontre, elle revient sur les systèmes qui ont façonné sa jeunesse : une éducation gratuite, des bourses attribuées au mérite, un accès garanti aux soins… mais un monde fermé. Pas de voyages, peu de libertés individuelles. On mesure à quel point l’équilibre était fragile. Aujourd’hui, elle voit les jeunes partir étudier à l’étranger, participer à des programmes comme Erasmus. Une ouverture autrefois inimaginable. Pour elle, ce n’est pas une opposition entre hier et aujourd’hui. Juste un monde qui a changé. Et qu’il faut comprendre avec nuance. Maria ne cherche pas à transmettre une vérité. Elle transmet une expérience. Avec précision. Avec cette lucidité rare de ceux qui ont connu plusieurs systèmes sans se figer dans aucun. Elle a une façon délicate de faire le lien entre le passé et le présent, sans tomber dans la nostalgie ni le rejet.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Arié Botbol/Réa
Poussez la porte d’un barbier traditionnel de la médina de Marrakech. Guidé par un habitant, vous découvrez l’histoire d’un métier ancien où le soin dépasse l’esthétique pour devenir un geste de respect et de transmission. Dans le petit salon animé, les gestes précis du maître barbier s’accompagnent de rires, de conversations et d’un thé à la menthe partagé. Plus qu’une coupe, c’est un véritable moment de convivialité.
TranscriptionTout commence dans un petit café de Marrakech. Othmane, un habitant du quartier nous rejoint. Le temps d’un thé, il nous plonge dans l’histoire vivante d’un métier ancestral : celui de barbier. Transmis de père en fils, c’est un rituel profondément ancré dans la tradition musulmane. Aujourd’hui encore, ces gestes se perpétuent, dans de petits salons cachés, où le temps semble suspendu. On arpente maintenant les ruelles de la médina avec Othmane pour se rendre dans l’un d’entre eux. Derrière une devanture discrète, un barbier nous accueille. Ici, le décor est simple : un fauteuil en cuir, un miroir piqué, des outils alignés. L’ambiance est chaleureuse, le thé à la menthe circule, les salutations fusent. On lui montre la photo de la coupe que l’on souhaite. À côté, Othmane traduit. Le barbier écoute, observe, engage la conversation, puis commence, avec précision et soin. Son rasoir glisse avec assurance sur la peau, les ciseaux sculptent les cheveux. Chaque mouvement témoigne d’un savoir-faire vivant. Dans la tradition musulmane, tailler la barbe ou les cheveux va au-delà d’un choix esthétique : c’est un acte de respect, de purification, de mise en valeur de soi. Et ici, au salon, c’est aussi un rituel partagé. Un moment d’échange, d’écoute. On parle du quartier, des enfants, des absents. Le barbier connaît tout le monde. Il entretient le lien social. Quand on ressort, le visage lisse, la nuque nette, on emporte bien plus qu’une coupe. On a été accueilli dans un espace de transmission, de présence et de confiance. Un lieu où l’échange est aussi précieux que le geste.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© sanmai/iStock
Plongez dans le quotidien discret de Tokyo à travers deux lieux emblématiques de la sociabilité japonaise. Guidé par une ambassadrice des sentō, vous découvrez les bains publics traditionnels, espaces de purification, de calme et de lien social. La soirée se prolonge dans un izakaya animé, où plats à partager et verres levés délient les conversations. Sentō et izakaya révèlent ensemble un art japonais du vivre-ensemble, entre rituels anciens et convivialité moderne.
TranscriptionDans un quartier résidentiel de Tokyo, la vie suit un rythme paisible : des enfants jouent, des vélos passent... Ce soir, on y retrouve Stéphanie, ambassadrice des sentō, les bains publics japonais. Elle va nous faire passer une soirée telle que la vivent les Japonais, donnant accès à des lieux secrets, codifiés et rarement ouverts au grand public. Direction un sentō, resté fidèle à son atmosphère d’antan. On entre sous un noren flottant, bleu pour les hommes, rouge pour les femmes. On se déchausse, on pénètre dans le vestiaire puis dans l’espace des bains, entièrement nu. Avant de plonger dans le furo, une règle immuable : se laver soigneusement. Assis sur un tabouret, on se savonne, on se rince à l’aide d’un seau. Le geste devient méditatif. Puis vient le bain : eau à 40 degrés, fresques peintes à la main, corps immobiles, respirations lentes. Les générations se côtoient, les habitués se saluent, chuchotent. Le sentō est un espace de purification et de lien social, un prolongement du foyer dans un cadre collectif, héritier des bains bouddhistes du VIIIe siècle. La soirée continue dans un izakaya. À la nuit tombée, ces tavernes s’animent : entre bar et restaurant, ils deviennent des refuges sociaux où l’on vient boire, grignoter et relâcher la pression après le travail. Au comptoir, les plats s’enchaînent, yakitori, tofu grillé, sashimis accompagnés de bière locale, de saké ou encore d’umeshu, une liqueur de prune. Les voix montent, l’atmosphère est détendue, les hiérarchies s’effacent, les conversations se délient. Sentō et izakaya racontent la même chose : un art du lien au Japon qui s’apprivoise.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© inigofotografia/Istock
Dans cet épisode, vous partez à la découverte de l’île de Skye, au cœur des paysages sauvages des Highlands écossais. Sur la péninsule de Trotternish, Sandra vous ouvre les portes de son croft, une petite ferme traditionnelle. À travers les gestes du quotidien, de l’élevage à la transformation de la laine, se révèle un mode de vie ancestral, né de l’histoire sociale écossaise et toujours vivant. Une immersion dans un art de vivre en harmonie avec la terre et le temps long.
TranscriptionÀ mesure qu’on s’éloigne des routes principales écossaises, nous découvrons des paysages à perte de vue. Sur la péninsule de Trotternish, l’île de Skye est calme et silencieuse. Les tourbières s’étendent, les murets de pierres sèches tracent des lignes irrégulières. Au bout d’un chemin, dans un décor sauvage et préservé où les moutons pâturent en liberté, on aperçoit la silhouette d’un cottage. C’est celui de Sandra, agricultrice installée sur son croft, une parcelle de terre typique des Highlands, dédiée à une forme d’agriculture traditionnelle. Dans cet univers où le temps semble suspendu, Sandra nous fait découvrir son exploitation et nous entraîne dans son quotidien. Nourrir les bêtes, veiller aux agnelages du printemps, tondre la laine… aucun mouvement n’est laissé au hasard. Dans son atelier, la laine fraîchement tondue est triée, lavée, filée. Sandra l’utilise de manière artisanale pour fabriquer différents objets. Face aux îles Harris et Lewis, sur cette terre battue par les vents, elle perpétue un mode de vie ancestral, celui de crofter, transmis de génération en génération. Ce dernier, hérité de la fin du XVIIIe siècle, est né après la révolution industrielle. Les paysans écossais furent chassés de leurs terres et remplacés par l’élevage de moutons, destinés à l’industrie lainière. En réponse à leurs révoltes, une loi organisa pour eux la gestion de petites parcelles, les crofts. Un système toujours vivant malgré les mutations. On n’en recense pas moins de 11 000 de ces fermes dans tout le pays, dont 2 000 rien que sur l’île de Skye ! Rencontrer Sandra, c’est découvrir un lieu mais aussi une façon de faire corps avec la terre et de maintenir un art de vivre qu’on croyait oublié.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Simon Lambert/Haytham-Réa
À Saint-Louis-du-Sénégal, dans le quartier de pêcheurs de Guet Ndar, la vie s’organise autour de la mer. Loin des circuits touristiques, vous découvrez un savoir-faire rare : la peinture sur pirogue. Plus qu’un ornement, cet art ancestral est un rituel de protection et de transmission, où couleurs, symboles et mots invoquent chance et sécurité. Partager ce geste, même brièvement, c’est entrer dans l’intimité d’une communauté profondément liée à l’océan.
TranscriptionÀ Saint-Louis, au nord du Sénégal, il suffit de s’enfoncer un peu dans le quartier des pêcheurs, à Guet Ndar, pour sentir que tout ici tourne autour de la mer. On est loin des circuits touristiques. Le sable, les filets étendus, les pirogues peintes aux mille couleurs… ici, chaque détail raconte une histoire. Avant qu’une embarcation prenne la mer, il y a une étape cruciale : la peinture. Pas pour faire joli, non. Mais pour protéger. Protéger les pêcheurs, les enfants qui les attendent à terre, et l’équilibre entre l’homme et l’océan. C’est là qu’intervient un métier complètement méconnu, presque invisible : l’artisan peintre sur pirogue. Ils sont moins d’une dizaine à Saint-Louis à exercer encore ce savoir-faire. Des hommes respectés, porteurs de traditions. Sur demande du propriétaire, l’artisan peint des inscriptions, des proverbes en wolof, parfois les prénoms des enfants, des symboles protecteurs, religieux ou animistes. Peindre une pirogue, c’est un rituel, presque un acte spirituel. Chaque couleur compte : le rouge pour la force, le vert pour l’espoir, le jaune pour la prospérité. C’est un acte presque rituel. On écoute, on apprend. On comprend que peindre une pirogue, c’est invoquer la chance, respecter la mer, et s’inscrire dans une chaîne de transmission. Et quand on nous tend le pinceau, à notre tour, c’est avec beaucoup d’humilité qu’on trace un simple trait. On se sent un peu étranger… et pourtant accueilli. Parce que dans ce geste, on fait aussi partie du tableau.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Maryline Goustiaux
Embarquez pour une traversée de l’Ouzbékistan, au fil de son histoire. D’un ancien wagon couchette hérité de l’époque soviétique aux rames rapides de l’Afrosiab, ce voyage en train relie Tashkent, Khiva, Boukhara et Samarcande. Entre paysages désertiques, villes mythiques de la route de la soie et rencontres partagées, le train devient le fil conducteur d’un pays de contrastes, entre mémoire du passé et élan vers l’avenir.
TranscriptionSur le quai de la gare de Tashkent, la nuit tombe. On y croise des familles chargées de valises, des vendeurs de samsas, ou encore des contrôleurs en uniforme… On grimpe dans un ancien train couchette de l’époque soviétique. Les cabines sont simples, les draps propres délicatement posés, les voix discrètes. Le roulis du train accompagne le sommeil. Par la fenêtre, des villages passent, puis le désert. Au petit matin, on partage un thé avec nos voisins de compartiment. Khiva se dessine. Les dômes turquoise, les minarets. On y passe quelques jours. Puis viendront Boukhara, Samarcande. Des noms qui résonnent comme des légendes, celles de l’ancienne route de la soie. Dans ces villes, on se perd dans les bazars, on s’émerveille des monuments. On marche dans des ruelles où flotte l’odeur du pain chaud. On entend un chant orthodoxe s’élever d’une église. Puis, pour retourner à Tashkent, on change de train. L’Afrosiab entre en gare. Une vitesse jusqu’à 210 kilomètres heure, rapide, climatisé, très confortable. Il file à travers le pays, reliant les grandes villes. Il apparait comme un lien entre passé et futur. L’Ouzbékistan se raconte ici dans ses contrastes : entre souvenirs soviétiques et ambition moderne. Le train devient le fil rouge d’un voyage à la fois tangible et symbolique. Un moyen de transport, un espace de rencontres, une traversée intérieure.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Pascal RATEAU/stock.adobe
Au départ de Puerto Natales, partez à la rencontre des ovejeros, bergers de la Patagonie chilienne. Dans une estancia isolée, vous partagez leur quotidien rythmé par l’élevage ovin, de la tonte à la transmission des gestes. Entre paysages immenses, repas partagés et échanges sincères, cette immersion révèle un mode de vie rude mais profondément lié à la terre, où se perpétue un savoir-faire essentiel au cœur des steppes patagoniennes.
TranscriptionDepuis le petit port de Puerto Natales, on embarque pour une courte traversée sur les eaux calmes du fjord. Quelques minutes suffisent pour rejoindre l’autre rive. Ensuite, la route s’enfonce dans les terres sauvages, le paysage se vide, l’horizon s’élargit : on entre dans la vie rurale de la Patagonie chilienne. Arrivé à une estancia isolée, au bord de l’eau et entourée de milliers d’hectares balayés par le vent, une famille d’ovejeros, les bergers chiliens, nous accueille. Ils représentent le pilier économique de la région. Peu à peu, on entre dans leur quotidien comme si on y avait toujours eu notre place. Tout s’organise autour du troupeau. On apprend les gestes de la tonte : immobiliser l’animal, couper net, rouler la toison, dans une transmission patiente et bienveillante. On s’initie, on apprend à reconnaître la qualité de la laine, à comprendre la modernisation des techniques au fil du temps. Après l’effort, le déjeuner rassemble tout le monde autour de plats à base de produits locaux. On échange, on rit, une complicité s’installe. On parle de la terre, du lien à la nature, de la volonté de préserver cet équilibre fragile. Ici, les steppes et le climat rigoureux rendent parfois la vie difficile mais favorisent une laine dense et isolante. L’après-midi, on explore les alentours. On marche jusqu’à un promontoire rocheux. En contrebas, les gauchos à cheval veillent sur les troupeaux. Le vent souffle, le ciel change. Tout invite à la contemplation. La journée s’achève, marquée par l’admiration pour ce métier utile et engageant qui perdure au cœur de la Patagonie chilienne.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Célia Tichadelle/Holaqueya
À Saint-Domingue, assistez à un match de baseball au stade Quisqueya, véritable cœur battant de la République dominicaine. Dans une ambiance survoltée, ce sport devenu fierté nationale rassemble toutes les générations. Entre chants, musiques et émotions partagées, le baseball se révèle comme un langage commun, miroir de la société dominicaine et de ses rêves de réussite.
TranscriptionÀ Saint-Domingue, on s’installe dans les gradins du stade Quisqueya Juan Marichal. Les tambours résonnent, les cris fusent. Peu à peu, les tribunes s’embrasent, portées par une frénésie collective qui gagne chaque rangée. Ce temple du baseball incarne une institution, une fierté nationale, un rêve partagé par des générations. Dans cette arène vibrante, chaque spectateur devient acteur d’une fête qui rassemble toute la ville. Ici, le baseball s’impose comme une langue commune, un miroir de la société. Le cœur du pays bat à chaque lancer, chaque éclat de voix, chaque geste sur le terrain. Introduit à la fin du XIXᵉ siècle par des Dominicains revenus de Cuba, ce sport s’est enraciné dans les rues, les terrains improvisés, les académies où les enfants s’entraînent dès le plus jeune âge. Il incarne un rêve de réussite, une voie vers l’ailleurs, parfois jusqu’à la Major League américaine. Autour de nous, familles, amis et inconnus partagent la même ferveur. On siffle, on chante, on commente, on débat. Les musiques s’élèvent, les cris se répondent. Chaque action déclenche une vague d’émotion qui traverse le stade. Les vendeurs ambulants circulent, plateaux d’empanadas à la main. L’odeur du maïs grillé et des plats locaux flotte dans l’air. Aujourd’hui, les Tigres del Licey affrontent les Águilas de Santiago : deux équipes mythiques, deux villes rivales, deux fiertés nationales. L’ambiance est électrique, joyeuse, intense. Chaque victoire devient une fête de quartier. Assister à un match, c’est ressentir l’énergie d’un peuple rassemblé autour de sa passion, et découvrir la République dominicaine autrement, dans ce qu’elle a de plus vivant.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages.
Mini-série spéciale musique
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© Visit Detroit
Ce premier épisode de notre série musicale vous emmène au cœur de Midtown, à Détroit. Dans l’usine de pressage de vinyles de Third Man Records, l’héritage musical de la ville rencontre son renouveau créatif. Entre le bruit des machines et l’odeur du vinyle chauffé, chaque disque raconte le savoir-faire d’une ville ouvrière en pleine renaissance. Partez à la découverte de ce label qui donne forme à la musique.
TranscriptionÀ Midtown, quartier dynamique au cœur de Détroit, on entre dans le bâtiment en brique de l’usine de pressage de vinyles du label Third Man Records. Fondée par Jack White, musicien natif de la ville et figure du rock alternatif avec les White Stripes, elle incarne un esprit de la ville : le mélange entre héritage musical et renouveau culturel. Détroit, c’est la ville du Motown, épicentre dans les années 60 de la soul et du funk, celle de Stevie Wonder, Marvin Gaye, des Jackson 5. C’est aussi le berceau de la techno… Une ville où sont nés des refrains gravés dans la culture mondiale. Dès l’entrée, une odeur de plastique chauffé se mêle au ronronnement des machines. À l’intérieur, le jaune vif domine — sur les sols, les machines, les détails, créant une ambiance singulière, presque cinématographique. Une fresque signée par un artiste local s’étend sur un mur, hommage visuel à l’énergie créative de la ville. Ce lieu unit la passion du son et l’héritage d’une cité ouvrière en pleine renaissance. C’est la première usine de pressage de vinyles ouverte ici depuis les années 1960. Un membre de l’équipe, passionné, nous raconte comment le lieu a vu le jour en 2017, nous parle des artistes qui ont enregistré leurs albums avec le label et nous présente le process de fabrication des vinyles. Chaque disque passe de main en main : chauffé à partir de granulés de PVC, pressé, poli, contrôlé. Les techniciens veillent avec précision, fiers de leur savoir-faire. Détroit transforme son héritage musical en énergie vivante. Third Man Records est le témoin actif d’une ville qui continue de se réinventer.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Cary Lewincamp Music
Au sud de la Tasmanie, à Hobart, vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Venez le rencontrer dans sa maison-atelier où il façonne à la main des guitares à sept cordes en pin Huon. Le temps d’une soirée musicale, entrez dans son univers sensible et profondément local, entre récits de son parcours et notes d’une musique acoustique inspirée par la nature. Une parenthèse hors du temps, où chaque mélodie raconte un fragment de Tasmanie.
TranscriptionÀ Hobart, au sud de la Tasmanie, les collines descendent doucement vers la mer. Au-dessus de la ville s’élève le mont Wellington, ou Kunanyi, comme le nomment les Aborigènes. C’est sur ses contreforts que vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Sa maison, tout en bois clair, respire la lumière et le calme. Cary nous accueille avec douceur, dans une atmosphère simple et familiale. Chaque samedi, il ouvre ses portes pour une soirée musicale. Dans son atelier, le bois embaume. Partout, des instruments en cours de fabrication, des morceaux de pin Huon soigneusement polis, des outils alignés sur l’établi. Cary fabrique lui-même ses guitares à sept cordes à partir de ce bois local, symbole du patrimoine naturel de Tasmanie. La rencontre commence par la découverte de son univers. Cary parle de son métier, de son attachement à l’île et à ses ressources. Il évoque aussi son parcours d’artiste indépendant, resté fidèle à une démarche artisanale et locale. Puis, dans son studio voisin, il s’installe, accorde sa guitare et joue. Les premières notes emplissent la pièce. Sa musique est acoustique, narrative, inspirée de son environnement, de sa maison, de sa famille. Chaque morceau, plein de poésie, raconte un fragment de vie : une balade sur le mont Kunanyi, un repas partagé, une lumière d’hiver. Entre deux morceaux, il commente, sourit, répond aux questions. Le dialogue s’installe, sincère et curieux. La soirée se termine et en quittant la maison, on garde en tête les vibrations lentes de la guitare.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Pierre Vassal/Haytham-Réa
Passez les portes de la Dhow Countries Music Academy, cette école unique qui fait vivre les musiques traditionnelles de Zanzibar, héritées des routes maritimes de l’océan Indien. Échangez avec les élèves et professeurs et essayez-vous à quelques notes de oud et qanun. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’académie est un espace de rencontre, de mémoire et de fierté culturelle, dont les sons continuent de résonner bien après avoir quitté Stone Town.
TranscriptionÀ Stone Town, dans les ruelles étroites, se mêlent les voix, les parfums d’épices, l’appel des vendeurs et du muezzin. Au détour du quartier de Vuga, une façade discrète attire le regard : la Dhow Countries Music Academy. Derrière ses murs blanchis à la chaux, la chaleur s’apaise, remplacée par des notes, des rires, des instruments qu’on accorde. Fondée en 2002, cette école est la seule de tout l’archipel. Un lieu à part qui forme depuis plus de vingt ans les musiciens qui perpétuent le taarab, le kidumbak et le ngoma, des musiques issues de l’histoire maritime et métissée de Zanzibar. Leur origine remonte aux “pays dhow”, ces routes reliant l’Afrique de l’Est, le golfe persique et l’Inde, d’où sont nés les échanges qui ont façonné la culture swahilie. Dans les couloirs aérés, les percussions résonnent, le oud se mêle au qanun. Des élèves s’exercent, hommes et femmes de tous âges. Une musicienne répète, un professeur initie, guide des étudiants avec rigueur et bienveillance. On s’arrête un instant pour écouter un groupe de musiciens. La musique se transmet ici comme une langue commune, un héritage vivant. On nous invite à essayer. On apprend que chaque rythme accompagne un moment de vie : une célébration, une prière, un départ vers la mer. Cette école est à la fois un lieu d’apprentissage et un espace de lien social et de fierté culturelle. En ressortant dans les ruelles de Stone Town, on emporte le souvenir d’une rencontre informelle, généreuse dans sa transmission et les sons nous suivent longtemps.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Arié Botbol/Réa
À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté.
TranscriptionNous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Andrew Wilson/Alamy/hemis
À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi.
TranscriptionÀ Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.
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Dans cet épisode, vous plongez dans l’âme électro de Berlin, capitale mondiale de la techno depuis les années 90. Dans un studio niché dans l’ancien Berlin-Est, un DJ professionnel vous initie aux secrets du mix : vinyles, platines CDJ, effets, transitions… Pas besoin d’expérience, juste l’envie de créer. Au fil de l’atelier, vous composez votre propre set et découvrez de l’intérieur l’énergie underground qui fait battre le cœur culturel de la ville.
TranscriptionDans le quartier de Marzahn, au cœur d’une ancienne zone résidentielle de l’ex-Berlin Est, on entre dans un immeuble réaménagé en centre artistique. Ici, près de 200 studios et espaces de répétition accueillent musiciens et artistes de tous horizons. Dans l’un d'eux, un DJ professionnel nous accueille pour apprendre l’art du djing. L’atelier commence. On découvre d’abord le matériel, le même utilisé par les DJ professionnels des clubs de la ville. Tables de mixage, vinyles… On vous guide pas à pas : écoute, calage rythmique, effets, transitions. On choisit notre méthode de mixage : sur vinyle, numérique ou les deux. On se lance. Une première boucle, un effet, un fondu. On se trompe, on recommence. Et soudain... ça fonctionne. Cette parenthèse musicale s'intègre complètement dans la dynamique “underground” et “pop culture” de Berlin. À Berlin, le djing est une façon de raconter. De transmettre. D’exister autrement. Depuis les années 90, la ville est devenue le cœur d’une scène techno dynamique, symbole d’optimisme et de renouveau après la chute du Mur. En 2024, cette culture musicale a même été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. On repart avec notre propre set. Une piste, unique, un souvenir sonore. Et l’intuition que la ville a encore bien des choses à nous dire.
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Suivez John, enfant de Manchester, amoureux de sa scène musicale, pour une escapade en black cab électrique au cœur du “Madchester”. À travers ses anecdotes et ses souvenirs, il vous ouvre les portes d’une ville où chaque rue résonne d’un riff de guitare. Des clubs mythiques aux studios d’enregistrement, vous marchez dans les pas de Joy Division, Oasis ou The Smiths. Plus qu’un simple tour, c’est une plongée vibrante dans l’âme rock de Manchester, une ville qui vit encore au rythme de son héritage musical.
TranscriptionÀ Manchester, ce n’est pas la musique qu’on vient écouter. C’est l’histoire qu’elle raconte. Et pour la comprendre, on embarque dans le black cab électrique de John, chauffeur de taxi. C’est un passionné de musique. Le parcours qu’il propose est adaptable et pensé pour s’ajuster aux goûts musicaux de chacun. Rock, punk, électro, britpop… Chaque arrêt peut être personnalisé : salles de concert, studios d'enregistrement, pubs ou monuments… Premier arrêt : le Salford Lads Club, devenu culte grâce aux Smiths. C’est ici que la chanson Cemetry Gates trouve son inspiration. Le taxi reprend sa route. Deuxième halte : le Free Trade Hall. Ici, en 1976, les Sex Pistols ont joué devant une poignée de spectateurs. Un concert fondateur. Ce soir-là, la scène musicale de Manchester a changé de visage. Une onde de choc qui a redéfini la scène musicale locale. Étape finale : The Haçienda. Encore un club devenu mythique, fondé par les créateurs de Joy Division. Ce lieu a incarné l’explosion du mouvement "Madchester", mélange de rock alternatif et de house, qui a marqué toute une génération. C’est plus qu’une visite, c’est une transmission. À travers ces arrêts, on mesure la force de cette ville. On comprend mieux pourquoi Manchester est avec Londres, Liverpool ou Bristol, l’un des grands berceaux de la musique britannique. Aujourd’hui encore, la ville vibre au rythme de festivals comme Parklife et de salles emblématiques comme Band on the Wall ou Night & Day Café. Quand on descend du taxi, les morceaux restent. Comme une bande-son qu’on emporte avec soi.
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À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des rituels religieux en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale.
TranscriptionÀ New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. À proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec l’équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.
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Dans un club local animé, joueurs de tous âges se retrouvent autour du boċċi, la pétanque maltaise, un jeu hérité de l’Antiquité. Entre précision, stratégie et convivialité, le boċċi révèle une tradition vivante, transmise de génération en génération, où le plaisir du jeu nourrit le lien social et la mémoire collective.
TranscriptionÀ Għaxaq, petite ville au sud de La Valette, la fin d’après-midi est calme. Dans une petite rue, on entend le roulement des boules et les éclats de voix venus du club de boċċi, la pétanque locale. C’est ici, sur ce terrain sablonneux bordé de gradins où s’installent les familles et d’un petit bar, que le village se retrouve presque chaque soir. Matthew, le propriétaire, nous accueille chaleureusement. Son père lui a appris le boċċi quand il était enfant. Depuis, il veille à transmettre cette tradition à tous ceux qui passent la porte du club. Il nous confie une boule cylindrique, typique du jeu maltais. Les règles sont simples, mais la maîtrise demande des années. On vise le jack, cette petite boule blanche qu’il faut approcher au plus près. Les setters placent, les knockers frappent pour dégager les boules adverses, chaque lancer demande précision et stratégie. Le terrain, plus long et plus étroit que celui de la pétanque, exige un sens du calcul presque instinctif. Les boules roulent, s’arrêtent net, se frôlent. Les joueurs se concentrent, commentent, rient. Le boċċi est un art du rythme autant que de la patience. Hérité des jeux romains, transmis par les chevaliers de l’Ordre de Saint-Jean entre le XVIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, ce sport s’est ancré dans la vie quotidienne maltaise. Aujourd’hui, plus de trente clubs animent les villages de l’île. On y joue entre générations, pour le plaisir d’être ensemble, pour entretenir le lien avec le passé.
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Guidé par Audrey, une habitante de l’île, vous assistez à ces dialogues portés par l’air, capables de traverser montagnes et vallées. En vous initiant à cette langue reconnue par l’UNESCO, vous touchez à un patrimoine vivant, né du paysage et devenu symbole d’identité et de fierté collective.
TranscriptionÀ San Sebastián de La Gomera, la lumière du matin éclaire les façades blanches du port. On retrouve Audrey, Française installée ici depuis plusieurs années. Elle connaît l’île par cœur. La balade nous conduit jusqu’à une petite place. Un Gomero nous y attend. Il porte deux doigts à sa bouche… et le silence se fend d’un long sifflement, clair et vibrant. Le son roule dans l’air sec, se perd entre les murs de la ville. Soudain, un autre répond. Un dialogue invisible s’engage. Audrey traduit, explique. Le silbo gomero, le langage sifflé de l’île, existe depuis des siècles. Né d’un besoin vital de communication dans les paysages escarpés, il reproduit la langue espagnole à travers deux voyelles et quatre consonnes sifflées. Avec ces six sons, les Gomeros peuvent moduler des phrases entières, transmettre jusqu’à 4 000 mots. Un message peut franchir cinq kilomètres. Le siffleur nous montre comment placer la main, modeler le son, sentir la tension de l’air sur la langue. On essaie, maladroitement. Le silbo, menacé de disparaître dans les années 1980, a été sauvé par les maîtres siffleurs et enseigné à tous les enfants de l’île. Reconnu patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, il est aujourd’hui une fierté collective. Autour d’un apéritif local, on rit de nos essais, encore portés par l’écho des ruelles. On comprend qu’il s’agit là d’une langue de l’air, un lien vivant entre les hommes et leur terre.
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© Maryline Goustiaux
À Tokyo, pénétrez dans une heya, lieu d’entraînement fermé du sumo, et assistez au quotidien des rikishi. Dans le silence et le respect des rituels shinto, les lutteurs s’exercent sur le dohyô, mêlant puissance, agilité et maîtrise de soi. Ce moment rare révèle le sumo comme bien plus qu’un sport : un art ancestral profondément ancré dans la culture et la spiritualité japonaises.
TranscriptionÀ Tokyo, dans un quartier discret, on pousse la porte d’une heya. Le silence est saisissant. On enlève nos chaussures, on entre doucement. À l’intérieur, des hommes s’entraînent, pieds nus, torses nus, ceints de leur mawashi, ce pagne épais qui enserre leur taille. On ne bouge pas. On n’ose pas parler. Ici, chaque geste est codé, chaque mouvement semble venir de loin. Le sol est un dohyô, un cercle d’argile recouvert de sable. Ils s’y affrontent, par deux. Pas de cris. Juste les chocs sourds des corps, les souffles courts, les pieds qui frappent le sol. Ils impressionnent par leur silhouette imposante qui contraste avec leur agilité surprenante et leur souplesse incroyable. On assiste à un entraînement de sumotoris, dans l’un de ces lieux fermés où l’on ne pénètre qu’en invité. Ces lutteurs, qu’on appelle aussi rikishi, sont des figures sacrées, héritiers d’un art né au VIIIe siècle, issu de rituels religieux shinto, et toujours profondément ancré dans l’identité japonaise. Avant chaque combat, un rituel : on balaie le dohyô. On jette du sel pour purifier l’espace. On s’incline. On s'observe. On attend. Puis, d’un coup, la lutte s’engage. Quatre-vingt-deux techniques sont autorisées. Un écart, un déséquilibre… et le corps touche le sol. Ou franchit la ligne. Quelques secondes suffisent. Dans cette heya, on touche à une vision du monde, où la maîtrise de soi est plus importante que la victoire.
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Embarquez à bord d’un écolodge flottant pour une immersion au cœur d’une nature préservée. Au fil de l’eau, la vie du marais se dévoile entre oiseaux, caïmans et mangroves, guidée par une naturaliste. Entre observations, moments de calme et nuits bercées par les sons sauvages, cette expérience toute guyanaise offre une parenthèse hors du temps, en harmonie avec l’eau et la lumière.
TranscriptionOn quitte Cayenne en direction du sud-est. Après une centaine de kilomètres, la piste s’arrête aux portes des marais de Kaw-Roura. Cette réserve naturelle, la quatrième plus grande de France, s’étend sur des kilomètres de mangrove et de zones humides. À quai, le Morpho nous attend. Écolodge flottant, ce bateau ouvert avec toit d’observation se transforme au fil du jour : le pont devient salle à manger, puis dortoir, bercé par les bruits du marais. On s’éloigne maintenant lentement de l’embarcadère. Autour, le marais s’étend dans toutes les directions. La lumière glisse sur l’eau. Aigrettes et martins-pêcheurs traversent la brume. On ne croise presque personne, à part quelques pêcheurs dans leur pirogue. Une guide naturaliste nous raconte la vie du marais, son équilibre, les espèces qui y cohabitent. On apprend à repérer les oiseaux, les loutres, les caïmans noirs, et parfois les singes hurleurs, discrets dans les arbres, mais dont le cri résonne comme un appel sauvage. Quand la chaleur monte, certains se baignent dans une zone sûre, d’autres partent en canoë ou s’installent sur le toit-terrasse pour observer le paysage. En fin d’après-midi, un ti-punch à la main, on s’installe sur le toit d’observation. Le repas guyanais se prépare : poisson, riz, épices douces, couac... La nuit tombe. Les lampes torches révèlent les reflets des yeux des caïmans. Les lits descendent du plafond, les moustiquaires s’installent. Le marais s’endort. Au matin, la brume flotte encore. Le soleil dévoile les collines. On prend le petit déjeuner sur le pont, dans le silence.
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© Claudia Formisano
Partagez le quotidien d’habitants d’un village préservé au bord du lac Prespa. Entre navigation silencieuse, marche en pleine nature et pêche traditionnelle, cette immersion révèle un mode de vie simple et lent. Le soir, autour d’un repas fait maison, les échanges ouvrent une fenêtre sur l’histoire et l’hospitalité albanaises, en harmonie avec un environnement resté intact.
TranscriptionAu sud-est de l’Albanie, au bord du lac Prespa, le paysage s’étire entre collines, forests et montagnes. Le parc national offre un décor rural et authentique. Les champs cultivés se succèdent, parsemés de troupeaux et ponctués d’habitations rurales. Les voitures se font rares. L’environnement semble figé, comme préservé du temps. Dans le village de Pustec, on arrive à la maison de Lhazo et Marie, nos hôtes pour la nuit. Lhazo nous attendait. Un sourire, un signe de tête, puis on marche à ses côtés jusqu’aux rives du lac où son bateau est déjà prêt. On embarque. Sur l’eau, le monde se met à ralentir. Le moteur murmure, les oiseaux s’élèvent, la lumière glisse sur les collines. À l’horizon, on distingue l’île aux serpents, refuge d’oiseaux rares. Pélicans, hérons, échassiers : la nature préservée s’observe en silence. On emprunte un sentier pour une longue marche pour rejoindre une église troglodyte nichée dans la falaise. Les pas s’enchaînent. La végétation est dense et variée. Sur le chemin du retour, Lhazo s’arrête pour pêcher la carpe. On aperçoit au loin quelques agriculteurs, travaillant encore à la faux dans un rythme lent et concentré. Le soir, Marie prépare le repas : légumes du potager, poisson grillé, byrek, vin local et un verre de raki pour clore la journée. Un traducteur est présent pour faciliter les échanges. On parle de leur vie, du pays, de l’époque communiste qu’ils ont connue, parfois avec une certaine nostalgie.
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© Franck Guiziou/hemis
Dans les ruelles bleues de Jodhpur, découvrez l’art du truck painting indien aux côtés de Raja, un artisan passionné. Depuis plus de trente ans, il transforme les camions en supports d’expression, mêlant symboles religieux, messages personnels et couleurs éclatantes. En partageant son savoir et en participant au geste, cette rencontre révèle un art populaire vivant, reflet de la foi, de l’identité et de l’imaginaire de ceux qui parcourent les routes de l’Inde.
TranscriptionÀ Jodhpur, au cœur de ses ruelles aux habitations teintées de bleu, la vie locale bat son plein. On pousse la porte d’un atelier à ciel ouvert, une cour où s’activent des hommes autour de camions. L’odeur de peinture flotte. Assis devant un capot en tôle brute, pinceau à la main, Raja lève à peine les yeux. Depuis plus de 30 ans, il peint des camions. Pas pour les embellir. Pour leur donner une voix. Des Shiva et des Ganesh, des tigres bondissants, des slogans religieux ou humoristiques, des prénoms d’enfants, des motifs floraux… Chaque centimètre de tôle devient message. Raja nous parle tout en traçant des lignes parfaites. Chaque commande est unique, celle d’un chauffeur qui veut raconter son histoire, sa foi, son humour, sa famille. Il choisit les couleurs, les symboles. Raja interprète. Il nous explique les variations régionales, les codes graphiques, les styles en évolution. Tout semble très codé. C’est vivant. Un art populaire qui circule, littéralement, sur les routes d’Inde. Il traverse les paysages et les villes, et nous dit quelque chose de profond sur ceux qui les habitent. Il nous sert un thé emblématique du pays, un massala chaï brûlant. On l’écoute en le savourant et on comprend que ce métier, en apparence discret, est en réalité central. Puis, suivant ses conseils, on se met à peindre sur un camion.
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© Marta Nascimento/Réa
Découvrez l’art éphémère des tapis de fleurs et de sciure réalisés pour les fêtes religieuses mexicaines. À Huamantla, des artisans perpétuent ce savoir-faire patient, transmis depuis l’époque coloniale. En participant à la création de ces fresques colorées, vous entrez dans un rituel collectif où chaque motif devient une offrande, révélant le lien profond entre création, tradition et sacré.
TranscriptionDans l’État de Tlaxcala, pendant les fêtes catholiques, les rues, monuments et maisons prennent parfois des allures de palais éphémères, parés de fleurs et de couleurs. Ici, on ne marche pas sur des pavés mais sur des tapis… de fleurs, de sciure et de sable teinté. Pas tissés, mais saupoudrés à la main, motif après motif, de véritables fresques florales. Aujourd’hui, la fête est encore loin. On la prépare. À Huamantla, petite ville de cet État à l’est de Mexico, on entre dans un atelier en plein air. Quelques artisans s’affairent autour de décors en préparation. Cadres de bois, gabarits et sacs de sciure colorée reposent contre les murs et sur le sol. Les pigments naturels attendent leur tour, les formes prennent peu à peu leur place avant de rejoindre les maisons, les rues ou les processions et toute la frénésie qui va avec. L’un des artisans vient à notre rencontre pour nous initier. Notre regard capte, notre esprit s’imprègne. On dépose une base neutre, puis les couleurs s’ajoutent avec précision : jaune safran, bleu cobalt, rouge profond. Une explosion de teintes. Avec des tamis, des pochoirs ou à main levée, on compose un dessin : une fleur délicate, un oiseau, une arabesque... On se laisse emporter. Le sable crisse sous les doigts. Le calme s’étire, enveloppant l’instant. Un geste après l’autre, on entre dans une autre temporalité. Éphémère, mais inscrite dans l’héritage commun. Ce savoir-faire vient d’Espagne, il a pris racine ici. Chaque tapis honore un saint. Chaque courbe a du sens. C’est un art qui va au-delà de son attrait décoratif : c’est une offrande, un lien entre les vivants et le sacré.
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© Arié Botbol/Réa
Dans les montagnes de Psiloritis, en Crète, partez à la rencontre de Yorgof et partagez son quotidien au rythme des alpages. Entre gestes ancestraux, lien étroit avec la nature et transmission familiale, le pastoralisme se révèle comme un pilier vivant de la culture crétoise. De la traite à la fabrication du fromage, cette immersion offre un regard authentique sur une vie façonnée par la montagne et les saisons.
TranscriptionÀ Gergeri, dernier village au cœur des montagnes de Psiloritis en Crète, on retrouve Yorgof, berger depuis toujours. L’accueil est chaleureux, presque familial. Son pick-up est déjà prêt. Direction les alpages. La piste serpente entre les roches. Autour, les paysages de montagne s’ouvrent, vastes et spectaculaires, baignés de lumière. Là-haut, les brebis paissent librement. Le temps s’écoule autrement, rythmé par les gestes du berger : traire, tondre, surveiller, réparer une clôture, écouter les bruits de la nature. Yorgof nous explique sa dépendance aux saisons, aux bêtes, à la météo. C’est un métier d’adaptation, de patience et de respect. Il nous invite à participer. Le contact avec les animaux, la concentration du mouvement : on comprend vite que ce quotidien, loin d’être simple, exige une connaissance intime du territoire. La montagne est à la fois nourricière et exigeante. Le pastoralisme, l’un des métiers les plus anciens de Crète, façonne depuis des siècles le paysage et la culture de l’île. Aujourd’hui encore, il reste un pilier de l’économie locale : il contribue à l’agriculture par la production de fromages et de laine et génère aussi des revenus indirects grâce au tourisme rural, à l’artisanat et à la gastronomie. De retour au village, il nous fait visiter son atelier, installé au rez-de-chaussée de la maison familiale. On participe à la production du fromage de chèvre, une activité qu’il ne pratique qu’au printemps et en été. Puis on monte à l’étage. Sa femme apporte les mezzés. Les enfants rient, les conversations se mêlent. On parle du troupeau, de la pluie qui se fait attendre, du travail qui ne s’arrête jamais. Partage, enracinement et transmission imprègnent chaque instant. Une vie façonnée par la montagne, solide et vivante, comme la terre de Crète.
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© Irvin Oziel
Explorez le quartier de Porto Maravilha lors d’une promenade guidée par Marie, une urbaniste carioca. Entre architecture contemporaine et vestiges coloniaux, la visite mène jusqu’au quai Valongo, ancien port d’arrivée des esclaves africains et aujourd’hui classé à l’UNESCO. Cette marche relie passé et présent, révélant une mémoire longtemps enfouie et offrant une autre lecture de l’histoire et de l’identité afro-brésilienne de la ville.
TranscriptionAu bord de la baie de Guanabara, Rio dévoile un quartier en pleine transformation. Porto Maravilha, longtemps délaissé, a été réhabilité à l’occasion de la Coupe du monde de 2014 et des Jeux olympiques de 2016. C’est là, au pied du Museu do Amanhã, devenu icône architecturale, que commence la balade avec Marie, urbaniste de métier passionnée par les histoires enfouies de la ville. Cette promenade, hors du commun, relie le présent au passé. Direction le Morro da Conceição, colline aux maisons anciennes et ruelles pavées, pour observer le quartier dans son ensemble. Elle nous invite à regarder les contrastes : les tours vitrées côtoient les bâtiments coloniaux, les places rénovées cachent des vestiges fragiles. Très vite, la promenade prend une autre dimension : on s’approche du quai Valongo, cœur historique de la ville. Sous nos pas, un lieu majeur de l’histoire brésilienne. Au XIXᵉ siècle, plus d’un million d’Africains y ont été débarqués, faisant de Rio le principal port d’entrée des esclaves sur le continent. Les fouilles menées lors des travaux ont révélé les pierres d’origine, témoins d’une mémoire longtemps refoulée. Le quai a depuis été reconnu par l’UNESCO comme patrimoine mondial. Marie explique le système mis en place à l’époque : zones de transit, espaces de vente, cimetières, tout un réseau logistique organisé autour du commerce des corps. Puis elle évoque les politiques d’immigration du XXᵉ siècle, la formation d’une société métissée, les mémoires afro-brésiliennes encore en tension.
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© Lionel Montico/hemis
À Manantenasoa, près d’Antananarivo, participez à la messe du père Pedro, rassemblant jusqu’à dix mille fidèles dans un souffle collectif vibrant de chants et de danses. Derrière cette ferveur se cache l’histoire d’Akamasoa, un projet solidaire fondé sur la dignité et le travail, où plus de 40 000 habitants vivent et construisent leur avenir. Une immersion au cœur d’une communauté animée par la foi, la solidarité et l’énergie humaine.
TranscriptionLe dimanche matin, à Manantenasoa, village à l’est d’Antananarivo, les routes s’animent dès l’aube. Des familles entières convergent principalement à pied vers le vaste stade recouvert d’un toit de tôle, où d’énormes gradins entourent la scène centrale. Des femmes et des hommes endimanchés, des enfants rieurs dans des tenues aux couleurs vives, ou encore des vieillards appuyés sur leur canne. On s’installe parmi eux, porté par le même mouvement. Les gradins se remplissent : jusqu’à dix mille personnes sont réunies pour la messe du père Pedro, missionnaire argentin installé ici depuis 1972. C’est impressionnant ! Il entre, salué par une vague d’applaudissements, et prend place au centre. La célébration commence. Quand les premiers chants s’élèvent, ce sont surtout les enfants qui donnent le ton. L’air vibre d’une énergie pure. Les voix, les mains, les danses se mêlent dans une même ferveur. Une cérémonie religieuse, un souffle collectif. À la fin de la messe, le père Pedro vient à notre rencontre. Il raconte comment, en 1989, il a découvert, sur une décharge à proximité d’Antananarivo, des familles entières vivant dans des conditions inhumaines. Face à cette détresse, il décide de créer Akamasoa, qui signifie « les bons amis », un projet de vie fondé sur la dignité, le travail et la solidarité. Maisons, écoles, dispensaires, ateliers : tout a été construit par les habitants. Plus de 40 000 personnes vivent aujourd’hui dans cette cité née d’un rêve commun. En marchant dans les ruelles du village, on croise des sourires, des regards confiants, on ressent une énergie qui dépasse la foi.
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Passez la porte d'une machiya traditionnelle à Kyoto et plongez dans l’art de vivre japonais. Dans ce cadre intime, un maître sushi prépare devant vous un dîner, où chaque geste raconte un savoir-faire transmis depuis des années. Entre riz, poissons et wasabi, la dégustation devient un voyage sensoriel et une expérience de calme et d’harmonie, révélant la beauté silencieuse et le raffinement de la cuisine japonaise.
TranscriptionAu cœur d’un quartier populaire de Kyoto, la soirée tombe doucement sur notre machiya. Cette maison traditionnelle japonaise en bois nous enveloppe de son calme feutré. Avec ses tatamis, ses portes coulissantes et son jardin intérieur, elle incarne un art de vivre japonais fait de simplicité et d’harmonie. Y séjourner, c’est déjà changer de rythme, de rapport au temps. Dans l’intimité de ce lieu chargé de mémoire, nous nous préparons à vivre une expérience culinaire rare : déguster un dîner de sushis, préparés sur place par un maître sushi, ou itamae. Le chef s’installe. Formé plus de dix ans dans un grand restaurant de Kyoto, il dépose son matériel de manière méticuleuse : ses grands couteaux aux fonctions très spécifiques. Du riz vinaigré. Quelques poissons. Du wasabi. On s’installe, un peu en retrait. On observe. Le riz est modelé à la main, le wasabi râpé à la minute. Les lames sont nettoyées à chaque passage. Ses gestes sont mesurés, d’une précision presque chorégraphique. Ils prolongent la beauté silencieuse de la maison. Il ne parle pas notre langue, mais grâce à une application de traduction, quelques échanges se glissent entre deux gestes précis. Une bouchée suffit pour ressentir son savoir-faire. Le choix des poissons est un voyage au fil du pays : thon gras sauvage de Niigata, crevette tigrée, oursin et œufs de saumon d’Hokkaido, anguille braisée de Nagasaki… À la fin du dîner, quand il nous sert une délicate soupe et un bol de riz, on se surprend à ne plus penser à rien.
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