Nos podcasts
“Chroniques immersives”
Récits de nos expériences à vivre pour mieux comprendre la vie locale
Découvrez le monde autrement à travers des podcasts qui révèlent nos expériences les plus immersives. Chacun d’eux décrypte la vie locale contemporaine, loin des clichés, au plus près des habitants. De l’Albanie au Japon, du Brésil au Sénégal, laissez-vous porter par ces voyages sincères et riches en émotions. Bonne écoute !
Saison 1 - 30 épisodes
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© Maryline Goustiaux
Dans ce premier épisode, vous plongez au cœur d’un système de logistique unique au monde : celui des dabbawallahs de Mumbai. Depuis plus d’un siècle, environ 1 500 livreurs transportent chaque jour près de 100 000 repas en seulement trois heures, sans informatique et avec une fiabilité remarquable. Suivez ces hommes dans leur tournée, de la collecte des repas à domicile jusqu’à la livraison dans les bureaux, via les trains bondés.
TranscriptionÀ l’heure où Mumbay se met en mouvement, des silhouettes blanches traversent la ville à vélo. Ce sont les 1 500 dabbawallahs, littéralement “les porteurs de boîtes”. Cent mille repas en 3 heures. Impressionnant. On embarque avec l’un d’eux dans la tournée d’un quartier. Depuis 1885, ils transportent les repas faits maison depuis les foyers jusqu’aux bureaux, six jours par semaine. Ce service est né d’un besoin culturel fort : en Inde, les repas préparés chez soi sont préférés pour leur goût, mais aussi pour respecter les règles de caste qui régissent les pratiques alimentaires. Les familles leur tendent les tiffins encore tièdes ou les ont accrochées à leur porte. Chaque boîte porte un code couleur et des symboles indiquant l’adresse finale. Un premier tri s’effectue dans le quartier, puis d’un pas pressé, on va prendre le train. Arrivés à la gare centrale, tous les dabbawallahs se rassemblent. Quel spectacle ! Les paniers changent de mains, la ville entière devient un réseau vivant. Rien d’écrit, aucune machine. Seulement une mémoire collective et un sens de la précision. On suit maintenant l’un d’eux pour la livraison sur les lieux de travail. À treize heures, chaque repas arrive à bon port : moins d’une erreur sur six millions, selon une étude de Harvard. Une logistique étudiée et jamais égalée dans le monde. Derrière la performance, on découvre une éthique. Tous les dabbawallahs sont égaux, sans hiérarchie, unis par la foi hindoue varkari qui prône service et dévotion. Ce jour-là, au milieu des trains et des rires, on saisit la beauté de ce système en apparence chaotique : un miracle d’organisation que l’on aura pu découvrir de l’intérieur.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Marion Feral
Explorez la culture vibrante des matatus de Nairobi, ces minibus colorés devenus de véritables icônes urbaines. Plus que de simples transports, ils sont des galeries d’art mobiles où graffeurs et mécaniciens expriment l’identité des quartiers. Dans l’atelier d’un artiste, découvrez comment ces véhicules customisés racontent la créativité, la fierté et la vie quotidienne de la capitale kényane.
TranscriptionÀ Nairobi, le minibus atypique et haut en couleur dans lequel nous sommes installés s’élance dans le flot dense de la circulation. C’est un matatu, l’un des milliers de minibus collectifs qui sillonnent les rues encombrées de la ville chaque jour, indispensables pour les 80 % d’habitants qui n’ont pas de voiture. Recouverts de graffitis colorés, d’écrans, de lumières, de slogans, ils incarnent un transport exubérant, engagé, vivant. On arrive devant un garage. Ici, l’air sent la peinture fraîche et le métal chauffé. Au fond, un matatu est en pleine transformation. Le graffeur du matatu nous accueille avec un large sourire. Il nous montre ses croquis, ses bombes de peinture, ses références : versets religieux, stars du ballon rond, héros de séries se mélangent. Chaque bus reflète l’âme de son chauffeur, de son quartier, de son époque. On assiste à la métamorphose d’un simple minibus en œuvre d’art mobile. C’est une affirmation identitaire développée il y a une quinzaine d’années sous l’impulsion de Moha, ancien chauffeur devenu icône de la pop culture kenyane. Les chauffeurs investissent pour attirer regards et passagers car ici, on attend et on choisit le matatu le plus en vogue, celui qui pulse et permet de se reconnaître. En roulant dans Nairobi, on comprend que les matatus ne transportent pas que des passagers. Ils font circuler des rêves, des revendications, une culture en mouvement.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Arié Botbol/Réa
À Marrakech, vivez l’expérience du ftour, le repas qui rompt le jeûne du ramadan et rythme la vie de la ville au coucher du soleil. Accueilli au sein d’une famille marrakchie, vous partagez un moment de convivialité et de spiritualité autour de plats traditionnels avant d'aller assister ensemble à la prière nocturne près de la Koutoubia.
TranscriptionÀ Marrakech, le jour s’efface lentement. Le muezzin appelle à la prière du maghrib, et soudain, la ville change de rythme. Les rues se vident, les foyers s’illuminent. C’est l’heure du ftour, le repas de rupture du jeûne du ramadan. On est accueilli chez une famille marrakchie. Dans leur salon, la table est déjà dressée. On s’assoit sur les confortables banquettes, autour des dattes, des crêpes, des briouates, de la harira, du tajine, des œufs durs et du pain chaud. Tout commence par un verre d’eau et une datte. Le jeûne est rompu, mais la ferveur demeure. Leslie, marrakchia d’adoption, nous accompagne, traduisant les mots et les gestes. On échange sur le sens de ce mois sacré : sawm, le jeûne, est l’un des cinq piliers de l’islam. Pratiqué de l’aube au coucher du soleil, il purifie, apprend la patience, la gratitude, la simplicité. Les conversations glissent naturellement vers la foi, le partage, la solidarité. On apprend à dire bssaha pour souhaiter bon appétit, Allah yatik saha pour remercier, ramadan moubarak pour bénir ce moment. Après le repas, on marche jusqu’à la Koutoubia. Sous les palmiers, la foule s’assemble pour la prière nocturne. L’esplanade devient une mer de tapis et de voix, un souffle collectif. La spiritualité se mêle à la douceur du soir. Un instant suspendu, où l’on comprend que partager un ftour, c’est entrer dans l'intimité de la vie locale où la spiritualité se mêle à la richesse des traditions.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Maryline Goustiaux
Rencontrez Maria, professeure de français à Bichkek et témoin direct de plus de cinquante ans de vie sous l’ère soviétique. Dans les salles de l’Université nationale, elle raconte avec précision son quotidien d’alors : l’éducation, la santé, les règles de vie, les libertés limitées… Sans nostalgie ni jugement, elle livre un regard nuancé — « ce n’était ni mieux ni pire, simplement différent ». À travers ses souvenirs, se dessine un éclairage rare sur le Kirghizistan d’hier pour mieux comprendre celui d’aujourd’hui.
TranscriptionÀ Bichkek, l’université nationale semble calme. Mais derrière les murs lisses de l’institution, une mémoire bouillonne encore. Celle de Maria, 78 ans, qui, portée par sa passion restée intacte, enseigne le français à des générations d’étudiants. Elle a traversé un demi-siècle de bouleversements. L’époque soviétique, elle ne fait pas que la raconter, elle l’a vécue. C’est captivant de l’écouter ! Études à Saint-Pétersbourg dans les années 80, thèse soutenue au cœur du bloc soviétique, puis retour au Kirghizistan pour y transmettre sa langue et sa rigueur. Lors de notre rencontre, elle revient sur les systèmes qui ont façonné sa jeunesse : une éducation gratuite, des bourses attribuées au mérite, un accès garanti aux soins… mais un monde fermé. Pas de voyages, peu de libertés individuelles. On mesure à quel point l’équilibre était fragile. Aujourd’hui, elle voit les jeunes partir étudier à l’étranger, participer à des programmes comme Erasmus. Une ouverture autrefois inimaginable. Pour elle, ce n’est pas une opposition entre hier et aujourd’hui. Juste un monde qui a changé. Et qu’il faut comprendre avec nuance. Maria ne cherche pas à transmettre une vérité. Elle transmet une expérience. Avec précision. Avec cette lucidité rare de ceux qui ont connu plusieurs systèmes sans se figer dans aucun. Elle a une façon délicate de faire le lien entre le passé et le présent, sans tomber dans la nostalgie ni le rejet.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Aron Botbol/Réa
Poussez la porte d’un barbier traditionnel de la médina de Marrakech. Guidé par un habitant, vous découvrez l’histoire d’un métier ancien où le soin dépasse l’esthétique pour devenir un geste de respect et de transmission. Dans le petit salon animé, les gestes précis du maître barbier s’accompagnent de rires, de conversations et d’un thé à la menthe partagé. Plus qu’une coupe, c’est un véritable moment de convivialité.
TranscriptionTout commence dans un petit café de Marrakech. Othmane, un habitant du quartier nous rejoint. Le temps d’un thé, il nous plonge dans l’histoire vivante d’un métier ancestral : celui de barbier. Transmis de père en fils, c’est un rituel profondément ancré dans la tradition musulmane. Aujourd’hui encore, ces gestes se perpétuent, dans de petits salons cachés, où le temps semble suspendu. On arpente maintenant les ruelles de la médina avec Othmane pour se rendre dans l’un d’entre eux. Derrière une devanture discrète, un barbier nous accueille. Ici, le décor est simple : un fauteuil en cuir, un miroir piqué, des outils alignés. L’ambiance est chaleureuse, le thé à la menthe circule, les salutations fusent. On lui montre la photo de la coupe que l’on souhaite. À côté, Othmane traduit. Le barbier écoute, observe, engage la conversation, puis commence, avec précision et soin. Son rasoir glisse avec assurance sur la peau, les ciseaux sculptent les cheveux. Chaque mouvement témoigne d’un savoir-faire vivant. Dans la tradition musulmane, tailler la barbe ou les cheveux va au-delà d’un choix esthétique : c’est un acte de respect, de purification, de mise en valeur de soi. Et ici, au salon, c’est aussi un rituel partagé. Un moment d’échange, d’écoute. On parle du quartier, des enfants, des absents. Le barbier connaît tout le monde. Il entretient le lien social. Quand on ressort, le visage lisse, la nuque nette, on emporte bien plus qu’une coupe. On a été accueilli dans un espace de transmission, de présence et de confiance. Un lieu où l’échange est aussi précieux que le geste.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© sanmai/iStock
Plongez dans le quotidien discret de Tokyo à travers deux lieux emblématiques de la sociabilité japonaise. Guidé par une ambassadrice des sentō, vous découvrez les bains publics traditionnels, espaces de purification, de calme et de lien social. La soirée se prolonge dans un izakaya animé, où plats à partager et verres levés délient les conversations. Sentō et izakaya révèlent ensemble un art japonais du vivre-ensemble, entre rituels anciens et convivialité moderne.
TranscriptionDans un quartier résidentiel de Tokyo, la vie suit un rythme paisible : des enfants jouent, des vélos passent... Ce soir, on y retrouve Stéphanie, ambassadrice des sentō, les bains publics japonais. Elle va nous faire passer une soirée telle que la vivent les Japonais, donnant accès à des lieux secrets, codifiés et rarement ouverts au grand public. Direction un sentō, resté fidèle à son atmosphère d’antan. On entre sous un noren flottant, bleu pour les hommes, rouge pour les femmes. On se déchausse, on pénètre dans le vestiaire puis dans l’espace des bains, entièrement nu. Avant de plonger dans le furo, une règle immuable : se laver soigneusement. Assis sur un tabouret, on se savonne, on se rince à l’aide d’un seau. Le geste devient méditatif. Puis vient le bain : eau à 40 degrés, fresques peintes à la main, corps immobiles, respirations lentes. Les générations se côtoient, les habitués se saluent, chuchotent. Le sentō est un espace de purification et de lien social, un prolongement du foyer dans un cadre collectif, héritier des bains bouddhistes du VIIIe siècle. La soirée continue dans un izakaya. À la nuit tombée, ces tavernes s’animent : entre bar et restaurant, ils deviennent des refuges sociaux où l’on vient boire, grignoter et relâcher la pression après le travail. Au comptoir, les plats s’enchaînent, yakitori, tofu grillé, sashimis accompagnés de bière locale, de saké ou encore d’umeshu, une liqueur de prune. Les voix montent, l’atmosphère est détendue, les hiérarchies s’effacent, les conversations se délient. Sentō et izakaya racontent la même chose : un art du lien au Japon qui s’apprivoise.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© inigofotografia/Istock
Dans cet épisode, vous partez à la découverte de l’île de Skye, au cœur des paysages sauvages des Highlands écossais. Sur la péninsule de Trotternish, Sandra vous ouvre les portes de son croft, une petite ferme traditionnelle. À travers les gestes du quotidien, de l’élevage à la transformation de la laine, se révèle un mode de vie ancestral, né de l’histoire sociale écossaise et toujours vivant. Une immersion dans un art de vivre en harmonie avec la terre et le temps long.
TranscriptionÀ mesure qu’on s’éloigne des routes principales écossaises, nous découvrons des paysages à perte de vue. Sur la péninsule de Trotternish, l’île de Skye est calme et silencieuse. Les tourbières s’étendent, les murets de pierres sèches tracent des lignes irrégulières. Au bout d’un chemin, dans un décor sauvage et préservé où les moutons pâturent en liberté, on aperçoit la silhouette d’un cottage. C’est celui de Sandra, agricultrice installée sur son croft, une parcelle de terre typique des Highlands, dédiée à une forme d’agriculture traditionnelle. Dans cet univers où le temps semble suspendu, Sandra nous fait découvrir son exploitation et nous entraîne dans son quotidien. Nourrir les bêtes, veiller aux agnelages du printemps, tondre la laine… aucun mouvement n’est laissé au hasard. Dans son atelier, la laine fraîchement tondue est triée, lavée, filée. Sandra l’utilise de manière artisanale pour fabriquer différents objets. Face aux îles Harris et Lewis, sur cette terre battue par les vents, elle perpétue un mode de vie ancestral, celui de crofter, transmis de génération en génération. Ce dernier, hérité de la fin du XVIIIe siècle, est né après la révolution industrielle. Les paysans écossais furent chassés de leurs terres et remplacés par l’élevage de moutons, destinés à l’industrie lainière. En réponse à leurs révoltes, une loi organisa pour eux la gestion de petites parcelles, les crofts. Un système toujours vivant malgré les mutations. On n’en recense pas moins de 11 000 de ces fermes dans tout le pays, dont 2 000 rien que sur l’île de Skye ! Rencontrer Sandra, c’est découvrir un lieu mais aussi une façon de faire corps avec la terre et de maintenir un art de vivre qu’on croyait oublié.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Simon Lambert/Haytham-Réa
À Saint-Louis-du-Sénégal, dans le quartier de pêcheurs de Guet Ndar, la vie s’organise autour de la mer. Loin des circuits touristiques, vous découvrez un savoir-faire rare : la peinture sur pirogue. Plus qu’un ornement, cet art ancestral est un rituel de protection et de transmission, où couleurs, symboles et mots invoquent chance et sécurité. Partager ce geste, même brièvement, c’est entrer dans l’intimité d’une communauté profondément liée à l’océan.
TranscriptionÀ Saint-Louis, au nord du Sénégal, il suffit de s’enfoncer un peu dans le quartier des pêcheurs, à Guet Ndar, pour sentir que tout ici tourne autour de la mer. On est loin des circuits touristiques. Le sable, les filets étendus, les pirogues peintes aux mille couleurs… ici, chaque détail raconte une histoire. Avant qu’une embarcation prenne la mer, il y a une étape cruciale : la peinture. Pas pour faire joli, non. Mais pour protéger. Protéger les pêcheurs, les enfants qui les attendent à terre, et l’équilibre entre l’homme et l’océan. C’est là qu’intervient un métier complètement méconnu, presque invisible : l’artisan peintre sur pirogue. Ils sont moins d’une dizaine à Saint-Louis à exercer encore ce savoir-faire. Des hommes respectés, porteurs de traditions. Sur demande du propriétaire, l’artisan peint des inscriptions, des proverbes en wolof, parfois les prénoms des enfants, des symboles protecteurs, religieux ou animistes. Peindre une pirogue, c’est un rituel, presque un acte spirituel. Chaque couleur compte : le rouge pour la force, le vert pour l’espoir, le jaune pour la prospérité. C’est un acte presque rituel. On écoute, on apprend. On comprend que peindre une pirogue, c’est invoquer la chance, respecter la mer, et s’inscrire dans une chaîne de transmission. Et quand on nous tend le pinceau, à notre tour, c’est avec beaucoup d’humilité qu’on trace un simple trait. On se sent un peu étranger… et pourtant accueilli. Parce que dans ce geste, on fait aussi partie du tableau.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Maryline Goustiaux
Embarquez pour une traversée de l’Ouzbékistan, au fil de son histoire. D’un ancien wagon couchette hérité de l’époque soviétique aux rames rapides de l’Afrosiab, ce voyage en train relie Tashkent, Khiva, Boukhara et Samarcande. Entre paysages désertiques, villes mythiques de la route de la soie et rencontres partagées, le train devient le fil conducteur d’un pays de contrastes, entre mémoire du passé et élan vers l’avenir.
TranscriptionSur le quai de la gare de Tashkent, la nuit tombe. On y croise des familles chargées de valises, des vendeurs de samsas, ou encore des contrôleurs en uniforme… On grimpe dans un ancien train couchette de l’époque soviétique. Les cabines sont simples, les draps propres délicatement posés, les voix discrètes. Le roulis du train accompagne le sommeil. Par la fenêtre, des villages passent, puis le désert. Au petit matin, on partage un thé avec nos voisins de compartiment. Khiva se dessine. Les dômes turquoise, les minarets. On y passe quelques jours. Puis viendront Boukhara, Samarcande. Des noms qui résonnent comme des légendes, celles de l’ancienne route de la soie. Dans ces villes, on se perd dans les bazars, on s’émerveille des monuments. On marche dans des ruelles où flotte l’odeur du pain chaud. On entend un chant orthodoxe s’élever d’une église. Puis, pour retourner à Tashkent, on change de train. L’Afrosiab entre en gare. Une vitesse jusqu’à 210 kilomètres heure, rapide, climatisé, très confortable. Il file à travers le pays, reliant les grandes villes. Il apparait comme un lien entre passé et futur. L’Ouzbékistan se raconte ici dans ses contrastes : entre souvenirs soviétiques et ambition moderne. Le train devient le fil rouge d’un voyage à la fois tangible et symbolique. Un moyen de transport, un espace de rencontres, une traversée intérieure.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Pascal RATEAU/stock.adobe
Au départ de Puerto Natales, partez à la rencontre des ovejeros, bergers de la Patagonie chilienne. Dans une estancia isolée, vous partagez leur quotidien rythmé par l’élevage ovin, de la tonte à la transmission des gestes. Entre paysages immenses, repas partagés et échanges sincères, cette immersion révèle un mode de vie rude mais profondément lié à la terre, où se perpétue un savoir-faire essentiel au cœur des steppes patagoniennes.
TranscriptionDepuis le petit port de Puerto Natales, on embarque pour une courte traversée sur les eaux calmes du fjord. Quelques minutes suffisent pour rejoindre l’autre rive. Ensuite, la route s’enfonce dans les terres sauvages, le paysage se vide, l’horizon s’élargit : on entre dans la vie rurale de la Patagonie chilienne. Arrivé à une estancia isolée, au bord de l’eau et entourée de milliers d’hectares balayés par le vent, une famille d’ovejeros, les bergers chiliens, nous accueille. Ils représentent le pilier économique de la région. Peu à peu, on entre dans leur quotidien comme si on y avait toujours eu notre place. Tout s’organise autour du troupeau. On apprend les gestes de la tonte : immobiliser l’animal, couper net, rouler la toison, dans une transmission patiente et bienveillante. On s’initie, on apprend à reconnaître la qualité de la laine, à comprendre la modernisation des techniques au fil du temps. Après l’effort, le déjeuner rassemble tout le monde autour de plats à base de produits locaux. On échange, on rit, une complicité s’installe. On parle de la terre, du lien à la nature, de la volonté de préserver cet équilibre fragile. Ici, les steppes et le climat rigoureux rendent parfois la vie difficile mais favorisent une laine dense et isolante. L’après-midi, on explore les alentours. On marche jusqu’à un promontoire rocheux. En contrebas, les gauchos à cheval veillent sur les troupeaux. Le vent souffle, le ciel change. Tout invite à la contemplation. La journée s’achève, marquée par l’admiration pour ce métier utile et engageant qui perdure au cœur de la Patagonie chilienne.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Célia Tichadelle/Holaqueya
À Saint-Domingue, assistez à un match de baseball au stade Quisqueya, véritable cœur battant de la République dominicaine. Dans une ambiance survoltée, ce sport devenu fierté nationale rassemble toutes les générations. Entre chants, musiques et émotions partagées, le baseball se révèle comme un langage commun, miroir de la société dominicaine et de ses rêves de réussite.
TranscriptionÀ Saint-Domingue, on s’installe dans les gradins du stade Quisqueya Juan Marichal. Les tambours résonnent, les cris fusent. Peu à peu, les tribunes s’embrasent, portées par une frénésie collective qui gagne chaque rangée. Ce temple du baseball incarne une institution, une fierté nationale, un rêve partagé par des générations. Dans cette arène vibrante, chaque spectateur devient acteur d’une fête qui rassemble toute la ville. Ici, le baseball s’impose comme une langue commune, un miroir de la société. Le cœur du pays bat à chaque lancer, chaque éclat de voix, chaque geste sur le terrain. Introduit à la fin du XIXᵉ siècle par des Dominicains revenus de Cuba, ce sport s’est enraciné dans les rues, les terrains improvisés, les académies où les enfants s’entraînent dès le plus jeune âge. Il incarne un rêve de réussite, une voie vers l’ailleurs, parfois jusqu’à la Major League américaine. Autour de nous, familles, amis et inconnus partagent la même ferveur. On siffle, on chante, on commente, on débat. Les musiques s’élèvent, les cris se répondent. Chaque action déclenche une vague d’émotion qui traverse le stade. Les vendeurs ambulants circulent, plateaux d’empanadas à la main. L’odeur du maïs grillé et des plats locaux flotte dans l’air. Aujourd’hui, les Tigres del Licey affrontent les Águilas de Santiago : deux équipes mythiques, deux villes rivales, deux fiertés nationales. L’ambiance est électrique, joyeuse, intense. Chaque victoire devient une fête de quartier. Assister à un match, c’est ressentir l’énergie d’un peuple rassemblé autour de sa passion, et découvrir la République dominicaine autrement, dans ce qu’elle a de plus vivant.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages.
Mini-série spéciale musique
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© Visit Detroit
Ce premier épisode de notre série musicale vous emmène au cœur de Midtown, à Détroit. Dans l’usine de pressage de vinyles de Third Man Records, l’héritage musical de la ville rencontre son renouveau créatif. Entre le bruit des machines et l’odeur du vinyle chauffé, chaque disque raconte le savoir-faire d’une ville ouvrière en pleine renaissance. Partez à la découverte de ce label qui donne forme à la musique.
TranscriptionÀ Midtown, quartier dynamique au cœur de Détroit, on entre dans le bâtiment en brique de l’usine de pressage de vinyles du label Third Man Records. Fondée par Jack White, musicien natif de la ville et figure du rock alternatif avec les White Stripes, elle incarne un esprit de la ville : le mélange entre héritage musical et renouveau culturel. Détroit, c’est la ville du Motown, épicentre dans les années 60 de la soul et du funk, celle de Stevie Wonder, Marvin Gaye, des Jackson 5. C’est aussi le berceau de la techno… Une ville où sont nés des refrains gravés dans la culture mondiale. Dès l’entrée, une odeur de plastique chauffé se mêle au ronronnement des machines. À l’intérieur, le jaune vif domine — sur les sols, les machines, les détails, créant une ambiance singulière, presque cinématographique. Une fresque signée par un artiste local s’étend sur un mur, hommage visuel à l’énergie créative de la ville. Ce lieu unit la passion du son et l’héritage d’une cité ouvrière en pleine renaissance. C’est la première usine de pressage de vinyles ouverte ici depuis les années 1960. Un membre de l’équipe, passionné, nous raconte comment le lieu a vu le jour en 2017, nous parle des artistes qui ont enregistré leurs albums avec le label et nous présente le process de fabrication des vinyles. Chaque disque passe de main en main : chauffé à partir de granulés de PVC, pressé, poli, contrôlé. Les techniciens veillent avec précision, fiers de leur savoir-faire. Détroit transforme son héritage musical en énergie vivante. Third Man Records est le témoin actif d’une ville qui continue de se réinventer.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Cary Lewincamp Music
Au sud de la Tasmanie, à Hobart, vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Venez le rencontrer dans sa maison-atelier où il façonne à la main des guitares à sept cordes en pin Huon. Le temps d’une soirée musicale, entrez dans son univers sensible et profondément local, entre récits de son parcours et notes d’une musique acoustique inspirée par la nature. Une parenthèse hors du temps, où chaque mélodie raconte un fragment de Tasmanie.
TranscriptionÀ Hobart, au sud de la Tasmanie, les collines descendent doucement vers la mer. Au-dessus de la ville s’élève le mont Wellington, ou Kunanyi, comme le nomment les Aborigènes. C’est sur ses contreforts que vit Cary Lewincamp, guitariste et artisan. Sa maison, tout en bois clair, respire la lumière et le calme. Cary nous accueille avec douceur, dans une atmosphère simple et familiale. Chaque samedi, il ouvre ses portes pour une soirée musicale. Dans son atelier, le bois embaume. Partout, des instruments en cours de fabrication, des morceaux de pin Huon soigneusement polis, des outils alignés sur l’établi. Cary fabrique lui-même ses guitares à sept cordes à partir de ce bois local, symbole du patrimoine naturel de Tasmanie. La rencontre commence par la découverte de son univers. Cary parle de son métier, de son attachement à l’île et à ses ressources. Il évoque aussi son parcours d’artiste indépendant, resté fidèle à une démarche artisanale et locale. Puis, dans son studio voisin, il s’installe, accorde sa guitare et joue. Les premières notes emplissent la pièce. Sa musique est acoustique, narrative, inspirée de son environnement, de sa maison, de sa famille. Chaque morceau, plein de poésie, raconte un fragment de vie : une balade sur le mont Kunanyi, un repas partagé, une lumière d’hiver. Entre deux morceaux, il commente, sourit, répond aux questions. Le dialogue s’installe, sincère et curieux. La soirée se termine et en quittant la maison, on garde en tête les vibrations lentes de la guitare.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Pierre Vassal/Haytham-Réa
Passez les portes de la Dhow Countries Music Academy, cette école unique qui fait vivre les musiques traditionnelles de Zanzibar, héritées des routes maritimes de l’océan Indien. Échangez avec les élèves et professeurs et essayez-vous à quelques notes de oud et qanun. Plus qu’un lieu d’apprentissage, l’académie est un espace de rencontre, de mémoire et de fierté culturelle, dont les sons continuent de résonner bien après avoir quitté Stone Town.
TranscriptionÀ Stone Town, dans les ruelles étroites, se mêlent les voix, les parfums d’épices, l’appel des vendeurs et du muezzin. Au détour du quartier de Vuga, une façade discrète attire le regard : la Dhow Countries Music Academy. Derrière ses murs blanchis à la chaux, la chaleur s’apaise, remplacée par des notes, des rires, des instruments qu’on accorde. Fondée en 2002, cette école est la seule de tout l’archipel. Un lieu à part qui forme depuis plus de vingt ans les musiciens qui perpétuent le taarab, le kidumbak et le ngoma, des musiques issues de l’histoire maritime et métissée de Zanzibar. Leur origine remonte aux “pays dhow”, ces routes reliant l’Afrique de l’Est, le golfe persique et l’Inde, d’où sont nés les échanges qui ont façonné la culture swahilie. Dans les couloirs aérés, les percussions résonnent, le oud se mêle au qanun. Des élèves s’exercent, hommes et femmes de tous âges. Une musicienne répète, un professeur initie, guide des étudiants avec rigueur et bienveillance. On s’arrête un instant pour écouter un groupe de musiciens. La musique se transmet ici comme une langue commune, un héritage vivant. On nous invite à essayer. On apprend que chaque rythme accompagne un moment de vie : une célébration, une prière, un départ vers la mer. Cette école est à la fois un lieu d’apprentissage et un espace de lien social et de fierté culturelle. En ressortant dans les ruelles de Stone Town, on emporte le souvenir d’une rencontre informelle, généreuse dans sa transmission et les sons nous suivent longtemps.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Arié Botbol/Réa
À Kingston, dans le quartier paisible de Duhaney Park, une maison colorée abrite un lieu emblématique du reggae : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Accueilli par le fils du légendaire producteur, on plonge dans l’histoire d’un homme qui a façonné le son jamaïcain, du ska au dub. Entre machines d’époque et voix mythiques, ce studio est à la fois mémoire vivante et lieu de création, où la musique continue de résonner comme un acte de liberté.
TranscriptionNous sommes à Kingston, dans un quartier tranquille de Duhaney Park. Une maison aux murs colorés abrite un lieu de mémoire unique : le Bunny “Striker” Lee Museum and Recording Studio. Ici, tout respire la musique jamaïcaine. C’est le fils du célèbre producteur, Edward “Striker” Lee Junior, qui nous accueille. C’est le studio de son père, figure mythique du reggae, du dub, du ska et du dancehall. Né en 1941, Bunny Lee a façonné des décennies de sons, accompagné des artistes comme Dennis Brown, Johnny Clarke ou Horace Andy, et collaboré avec King Tubby sur des techniques de mixage révolutionnaires. Il a aussi travaillé avec Bob Marley, John Holt ou Max Romeo, contribuant à faire rayonner le reggae dans le monde entier. Son surnom, “Striker”, vient de sa capacité à produire tube après tube. Dans chaque pièce, les souvenirs s’accumulent : consoles d’enregistrement, micros d’époque, vinyles rares, photographies. Edward raconte, avec précision et fierté, comment son père a fait émerger un son jamaïcain à part entière, symbole d’audace et de liberté. On découvre comment dans les années 60 à 80, le reggae a accompagné les transformations sociales du pays. Assis dans la salle de mixage, on écoute quelques extraits remasterisés. La voix de Dennis Brown emplit l’espace. C’est à la fois un musée et un lieu où la création continue de perdurer pour y faire enregistrer de nouvelles générations d’artistes. À la sortie du studio, on saisit à quel point ces musiques, au-delà des sons et des rythmes, expriment une manière de résister et d’exister.
Une expérience à vivre, avec Comptoir des Voyages. -
© Andrew Wilson/Alamy/hemis
À Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, se joue une tradition vivante : le ceilidh. Ni spectacle ni folklore figé, mais un bal populaire où musiciens, danseurs et voix du caller ne font qu’un. Guidés pas à pas, habitants et visiteurs se laissent emporter par l’énergie collective. Entre rires, musique et mouvements partagés, le ceilidh devient un moment de rencontre, un instant suspendu où l’on se sent chez soi, même loin de chez soi.
TranscriptionÀ Édimbourg, derrière la porte d’une simple salle des fêtes, un bal commence. Ce n’est pas un bal mondain et encore moins un spectacle touristique. C’est un ceilidh. Une tradition joyeuse, née de veillées autour du feu, de contes, de musique et de danse, qui se transmet de génération en génération. On entre avec un peu de timidité. Karine, une habitante de la ville habituée des lieux nous accueille. Des familles arrivent au complet, des groupes d’amis aussi. Ça s’installe, ça papote. Certains portent le kilt traditionnel, d’autres sont vêtus d’une simple chemise ou de baskets. Peu importe le vêtement que l’on porte. Ce qui compte ici, c’est l’élan commun. Sur scène, les musiciens s’accordent. Violon, accordéon, guitare. Et puis une voix au micro : le caller. C’est lui qui guide. Il explique les pas, donne le rythme, rassemble tout le monde. Strip the willow, reel, dos-à-dos… Karine reste à nos côtés pendant cette initiation. La musique s’emballe. Les pas sont plutôt simples. On se laisse porter. On rate un pas, on tourne trop vite… mais tout le monde s’amuse, personne ne juge. C’est joyeux, festif. On se sent connecté aux autres et de plus en plus confiant. Le ceilidh repose sur la répétition, l’entraide, l’énergie du groupe. C’est une fête populaire, oui. Mais c’est surtout une façon de se rencontrer. Un instant suspendu, où l’on se sent chez soi… en étant chez les autres.
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Dans cet épisode, vous plongez dans l’âme électro de Berlin, capitale mondiale de la techno depuis les années 90. Dans un studio niché dans l’ancien Berlin-Est, un DJ professionnel vous initie aux secrets du mix : vinyles, platines CDJ, effets, transitions… Pas besoin d’expérience, juste l’envie de créer. Au fil de l’atelier, vous composez votre propre set et découvrez de l’intérieur l’énergie underground qui fait battre le cœur culturel de la ville.
TranscriptionDans le quartier de Marzahn, au cœur d’une ancienne zone résidentielle de l’ex-Berlin Est, on entre dans un immeuble réaménagé en centre artistique. Ici, près de 200 studios et espaces de répétition accueillent musiciens et artistes de tous horizons. Dans l’un d'eux, un DJ professionnel nous accueille pour apprendre l’art du djing. L’atelier commence. On découvre d’abord le matériel, le même utilisé par les DJ professionnels des clubs de la ville. Tables de mixage, vinyles… On vous guide pas à pas : écoute, calage rythmique, effets, transitions. On choisit notre méthode de mixage : sur vinyle, numérique ou les deux. On se lance. Une première boucle, un effet, un fondu. On se trompe, on recommence. Et soudain... ça fonctionne. Cette parenthèse musicale s'intègre complètement dans la dynamique “underground” et “pop culture” de Berlin. À Berlin, le djing est une façon de raconter. De transmettre. D’exister autrement. Depuis les années 90, la ville est devenue le cœur d’une scène techno dynamique, symbole d’optimisme et de renouveau après la chute du Mur. En 2024, cette culture musicale a même été inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. On repart avec notre propre set. Une piste, unique, un souvenir sonore. Et l’intuition que la ville a encore bien des choses à nous dire.
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Suivez John, enfant de Manchester, amoureux de sa scène musicale, pour une escapade en black cab électrique au cœur du “Madchester”. À travers ses anecdotes et ses souvenirs, il vous ouvre les portes d’une ville où chaque rue résonne d’un riff de guitare. Des clubs mythiques aux studios d’enregistrement, vous marchez dans les pas de Joy Division, Oasis ou The Smiths. Plus qu’un simple tour, c’est une plongée vibrante dans l’âme rock de Manchester, une ville qui vit encore au rythme de son héritage musical.
TranscriptionÀ Manchester, ce n’est pas la musique qu’on vient écouter. C’est l’histoire qu’elle raconte. Et pour la comprendre, on embarque dans le black cab électrique de John, chauffeur de taxi. C’est un passionné de musique. Le parcours qu’il propose est adaptable et pensé pour s’ajuster aux goûts musicaux de chacun. Rock, punk, électro, britpop… Chaque arrêt peut être personnalisé : salles de concert, studios d'enregistrement, pubs ou monuments… Premier arrêt : le Salford Lads Club, devenu culte grâce aux Smiths. C’est ici que la chanson Cemetry Gates trouve son inspiration. Le taxi reprend sa route. Deuxième halte : le Free Trade Hall. Ici, en 1976, les Sex Pistols ont joué devant une poignée de spectateurs. Un concert fondateur. Ce soir-là, la scène musicale de Manchester a changé de visage. Une onde de choc qui a redéfini la scène musicale locale. Étape finale : The Haçienda. Encore un club devenu mythique, fondé par les créateurs de Joy Division. Ce lieu a incarné l’explosion du mouvement "Madchester", mélange de rock alternatif et de house, qui a marqué toute une génération. C’est plus qu’une visite, c’est une transmission. À travers ces arrêts, on mesure la force de cette ville. On comprend mieux pourquoi Manchester est avec Londres, Liverpool ou Bristol, l’un des grands berceaux de la musique britannique. Aujourd’hui encore, la ville vibre au rythme de festivals comme Parklife et de salles emblématiques comme Band on the Wall ou Night & Day Café. Quand on descend du taxi, les morceaux restent. Comme une bande-son qu’on emporte avec soi.
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À New Delhi, découvrez l’initiative d’Avacayam, une ONG qui transforme les fleurs sacrées issues des rituels religieux en ressources durables. En participant à la collecte et à la transformation de ces offrandes, vous plongez dans un projet alliant écologie, spiritualité et inclusion sociale.
TranscriptionÀ New Delhi, on rejoint l’équipe de l'ONG Avacayam alors que la ville bruisse à peine. À proximité des lieux de culte, les restes de fêtes religieuses s’accumulent : guirlandes fanées, pétales dispersés, parfums tenaces. Jasmin, œillets, roses… les fleurs sacrées de l’hindouisme, finissent souvent dans les eaux du Gange contaminant l’eau. On estime à environ 80 millions de tonnes par an les fleurs jetées dans les rivières et fleuves du pays. Ici, Avacayam leur donne une autre destinée. Avec l’équipe, on parcourt la ville. On collecte devant les temples, les lieux de mariage. Le geste est simple, respectueux. Ce ne sont pas des déchets, mais des restes de prières, des fragments de récits. On rejoint ensuite l’atelier animé d’Avacayam. Les mains s’activent : les fleurs sont triées, séchées, broyées. Elles deviendront encens, pigments naturels ou poudres colorées utilisées pour holi, la fête des couleurs. Autour de nous, une centaine de personnes en situation de handicap travaillent avec fierté. Leur présence ici n’est pas symbolique. Elles sont le cœur de cette démarche. Formées, accompagnées, elles trouvent un revenu, une reconnaissance. On comprend peu à peu l’ampleur du projet : il relie le spirituel et l’écologique, le social et le sensoriel. C’est une expérience de terrain, une plongée dans une Inde capable de réparer ses excès en transformant ses traditions. À la fin, cette immersion dans les coulisses nous permet d’aller plus loin dans la compréhension de la culture et du sacré.
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