Économie du Monténégro
Croissance : 6,1 % (2022, ministère des Affaires étrangères)
Taux de chômage : 14,1 % (2024, Banque mondiale)
Taux d’inflation : 10,3 % (2023, Banque mondiale)
Une économie en transition, encore fragile
L’économie du Monténégro repose essentiellement sur le secteur des services, qui représente 77,3 % du PIB, dont environ 25 % proviennent du tourisme. Cette dépendance à rendu le pays particulièrement vulérable à la crise sanitaire mondiale de 2020. Après un fort ralentissement en 2020, l’économie a rebondi dès 2021, portée par la reprise du tourisme, et a enregistré une croissance robuste.
Cependant, la situation reste fragile. Le taux de chômage reste élevé (14,1 %), malgré une baisse par rapport aux années précédentes, et le taux d'inflation atteint 10,3 % en 2023, affectant le pouvoir d’achat des ménages.
Une structure économique à renforcer
Au Monténégro, les exportations de biens sont composées essentiellement de métaux et d’électricité. Le secteur industriel, en particulier la métallurgie, représente environ 15,89 % du PIB et devrait stimuler le développement économique. Toutefois, le pays est contraint d’importer l’essentiel de ses besoins, ce qui le rend dépendant de ses partenaires économiques.
Sur le plan agricole, environ 37 % du territoire est constitué de terres agricoles. La région côtière bénéficiant du climat méditerranéen, les cultures d'agrumes et d'oliviers sont très répandues. On trouve des légumes et du tabac dans la partie centrale, tandis que le Nord est consacré à l'élevage extensif de moutons. Malgré ces ressources, l’agriculture et l’élevage restent modestes en termes de contribution au PIB.
Progresser pour adhérer à l’UE
Le processus d'adhésion à l'UE est le catalyseur de réformes structurelles fortement attendues, notamment pour réduire les déséquilibres externes, renforcer la compétitivité et accélérer le processus de rattrapage, le PIB par habitant en PPA n’étant qu’à environ 40 % de la moyenne européenne. Les réformes du marché du travail sont cruciales, notamment face à un taux de chômage élevé (14 %), et une situation particulièrement préoccupante pour les jeunes.