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10 lieux insolites à voir dans l'Ouest de l'Islande

Dans l'Ouest de l'Islande © Agust Atlason/Visit Westfjords
Dans l'Ouest de l'Islande © Agust Atlason/Visit Westfjords

Par Fred

27 sept. 2022

Pour un deuxième voyage en Islande ou pour sortir des sentiers battus, l'Ouest de l'Islande est la région rêvée.  La région appelée Vestfirðir (« fjords de l'Ouest ») est une vaste péninsule de 8 880 km². Son littoral creusé de profonds fjords est une symphonie de montagnes et falaises ouvrant sur l'Atlantique, douce aux oreilles des amoureux de nature. De falaises peuplées d'oiseaux marins en musées étonnants et de mystérieuses épaves en jardins oubliés, découvrez 10 lieux insolites de l'Ouest.

  1. L'île de Flatey (Breidafjördur)
  2. Les falaises de Látrabjarg
  3. Le bateau B64 (Patreksfjördur)
  4. Samúel Jónsson´s Art Museum (Arnarfjördur)
  5. Le musée des Monstres marins (Arnarfjördur)
  6. Le jardin de Skrúdur (Dýrafjörður)
  7. Isafjordur (Skutulsfjörður)
  8. La réserve naturelle de Hornstrandir (Jökulfirðir)
  9. La piscine géothermale de Krossness (Norðurfjörður)
  10. Le musée des Sorcières (Hólmavík)
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L'île de Flatey (Breidafjördur)

Le Breidafjördur est un immense fjord de l’Ouest de l’Islande, qui s’étend sur plus de 120 km de longueur et 50 km de largeur. Par temps clair, on voit parfaitement les reliefs de l’autre côté du fjord. À vol d’oiseau, depuis Stykkisholmur, ils se trouvent pourtant à un peu plus de 50 km. La baie de Breidafjördur est constellée de petites îles, pour la plupart inhabitées. Parmi elles, l'île de Flatey, d’une longueur inférieure à 2 km, et de 300 mètres de large.

Rejoindre l'île de Flatey
Il vous faudra prendre le ferry Baldur, au départ de la petite ville côtière de Stykkisholmur. Le port se trouve dans sa partie nord, abrité par une île naturelle appelée Súgandisey. Le ferry rallie Breidafjördur mais au cours de sa traversée, il marque une courte pause sur l'île de Flatey. Si vous voulez profiter de l'île, le mieux est de prendre le premier ferry de la journée, puis de rester sur Flatey avant de repartir par le ferry suivant.

Le poisson a longtemps fait la prospérité de l'île. Au XVIIIe siècle, on comptait 200 à 300 personnes sur l'île alors qu'ils ne seraient plus qu'une poignée aujourd'hui. Mais qu'importe ! On ne vient pas sur l'île pour son animation mais pour remonter le temps, dans le petit port et au milieu de maisons colorées datant du début du XXe siècle. De plus, l'île, où ne circule aucun véhicule, est réputée pour son silence. Les oiseaux l'ont bien compris, et vous pourrez en observer de nombreuses variétés : eiders, sternes arctiques, macareux…

Le ferry Baldur permet de rallier l'île de Flatey. © Fred Botton
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Les falaises de Látrabjarg

Aux confins occidentaux de l'Europe, les falaises de Látrabjarg sont l'un des plus beaux sites naturelles d'Islande. C'est le macareux – étrange oiseau à la bouille incroyable – qui a fait la réputation du lieu. De mai à juillet, les macareux viennent en effet s'y reproduire. Peu farouche, le macareux s'observe et se photographie assez facilement. Mais pas question pour autant de s'en approcher de trop près. Outre qu'il est d'usage de respecter la tranquillité d'autrui, vous risqueriez en effet de détruire son nid par mégarde. La plupart du temps, ils sont dans des terriers et le sol est très friable. En dehors de cette période, les falaises restent exceptionnelles, tant par leur somptuosité que par leur vue sur l'Antarctique.

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Le bateau B64 (Patreksfjördur)

Amateurs d'urbex, l'épave du B64 est un petit bonheur. Il faut pour la rejoindre, quitter la route 62, dans le nord-ouest de l’Islande, et emprunter la piste 612 en direction des falaises de Látrabjarg. On parvient rapidement dans le lit d’un ruisseau qui descend des collines. Et au milieu, se trouve l’épave du BA 64. Elle est enfoncée dans le sable, ce qui donne l’impression, de loin, qu’elle est toujours à flot.

Ici, les touristes ne se bousculent pas et pourtant, l'épave est superbe en dépit de l'usure du temps. Et son histoire est fascinante. Le navire a commencé sa carrière en 1912 sous le nom de Globe IV. C’était un bateau destiné à la chasse à la baleine, renforcé pour être capable de faire face aux tempêtes des mers du Sud et de briser les glaces des pôles. Son dernier propriétaire l’a acquis en 1963 et rebaptisé Gardar BA 64 – c’est le nom que l’on voit toujours sur les flancs et la cabine de pilotage ! En décembre 1981, il a mouillé pour la dernière fois dans le Patreksfjördur. Mais plutôt que d’être coulé en mer, il a été treuillé sur la plage et laissé là. Ce plus que centenaire trône désormais sur la grève, cible privilégiée des photographes qui s'aventurent jusqu'ici !

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Le mélancolique B64 © Fred Botton et Isabelle Compoint
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Samúel Jónsson's Art Museum (Arnarfjördur)

Ce musée de plein air se trouve dans la petite ville de Selárdalur, à l'entrée de l'Arnarfjörður. Pour la rejoindre, il faut emprunter la route 63 vers l’ouest en direction de Bíldudalur, puis la 619 (attention, c’est une piste). Le musée est ouvert toute la journée de mai à octobre. Un café est offert à tous les visiteurs.

Samúel Jónsson est un sculpteur de la première moitié du XXe siècle. Il s'installe à Selárdalur à sa retraite et y construit une église et un petit musée pour abriter ses œuvres. Bâtiments et sculptures ont été restaurés par une association locale et offrent un émouvant portrait de l'Islande d'autrefois.

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Le musée des Monstres marins (Arnarfjördur)

En complément du Samúel Jónsson's Art Museum, il est aussi possible de découvrir à Bíldudalur, le très insolite musée des Monstres marins (ouvert du 15 mai au 10 octobre de 10 h à 18 h ; gratuit pour les enfants de moins de 10 ans). Très interactif, le musée propose aussi bien des témoignages d'Islandais ayant rencontré un monstre marin que des comptes-rendus scientifiques de colloques liés à leur existence. Différents artefacts qui attesteraient de la réalité des monstres marins sont également mis en scène. L'ambiance cabinet de curiosités rend ce musée très divertissant. Attention toutefois, si vous voyagez en famille, certains objets pourraient heurter la sensibilité des plus petits.

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Le jardin de Skrúdur (Dýrafjörður)

La végétation est rare dans l'Ouest de l’Islande. Pourtant, quand on longe le Dýrafjörður, on aperçoit un petit bois. Il s’agit du jardin de Skrúdur et il existe depuis 1909. Cette année-là en effet, le révérend Sigtryggur Guðlaugsson et son frère Kristinn – déjà à l'initiative de la première école locale – décident de créer leur jardin potager. Il s'agit de pallier les difficultés d'approvisionnement du village et de pouvoir donner aux écoliers leurs leçons de choses. Dans les années 1990, le jardin retrouve sa splendeur passée grâce à une minutieuse restauration. Il ouvre au public en 1996 mais aujourd'hui encore, le lieu reste très confidentiel.

Qu'y trouve-t-on ? D'abord une incroyable variété de plantes. De petits panneaux indiquent leur nom et expliquent leur mode de culture et leur utilité. Vous verrez également un surprenant portique – en fait, deux immenses os de baleines. Enfin, une maisonnette surgit au détour d'une allée. C'est là que travaillait Sigtryggur Guðlaugsson. On peut aujourd'hui y consulter des photos au mur, des plans anciens, et des documents sur l’histoire du jardin.

L'ancien bureau du révérend dans le jardin de Skrudur © Fred Botton et Islabellle Compoint
L'ancien bureau du révérend dans le jardin de Skrúdur © Fred Botton et Isabelle Compoint
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Ísafjördur (Skutulsfjörður)

Ísafjörður est forte d’une population de presque… 4 000 âmes. Rien ne pousse ici, en tous cas pas suffisamment pour que l’agriculture constitue une activité rentable. C’est donc la pêche et ses produits dérivés qui font vivre la région.

Halte à Þingeyri
Si vous avez du temps, faites un crochet par Þingeyri car cette ville a longtemps été en lien avec la France. Au XIXe siècle, la France a en effet été autorisée à y construire des infrastructures en support de la pêche pratiquée au large. Toutefois, n'y cherchez pas vos compatriotes : ils ont été chassés depuis longtemps.

Ísafjörður est une étape idéale pour partir à la découverte de la réserve naturelle de Hornstrandir. On y trouve aussi un petit supermarché, une piscine couverte et quelques agréables restaurants. Son Musée maritime, qui prend place dans un entrepôt du XVIIIe siècle n'est pas inintéressant.

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La réserve naturelle de Hornstrandir (Jökulfirðir)

La réserve naturelle de Hornstrandir se déploie au nord de la région des fjords de l'Ouest. On y dénombre plus de 260 espèces de plantes et d’immenses colonies d’oiseaux qui nichent dans les falaises le long de la côte. Les randonnées dans la réserve naturelle sont l’assurance de découvrir des décors fabuleux ! La falaise de Hornbjarg, que je n’ai pas eue la chance de voir, est un endroit exceptionnel m’ont dit des randonneurs qui ont profité d’une météo plus clémente.

L’endroit, d’une beauté sauvage, se mérite. En effet, il n’y a aucune route qui y mène et très peu d’endroits pour passer la nuit. L’accès se fait en bateau – de petits rafiots qui ne prennent pas la mer en cas de mauvais temps –, notamment depuis Ísafjörður.

La réserve naturelle d'Hornstrandir © Alexandre Visinoni
La réserve naturelle d'Hornstrandir © Alexandre Visinoni
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La piscine géothermale de Krossness (Norðurfjörður)

La route 61 part vers l’est jusqu’à atteindre la côte. Prenez le temps de bifurquer vers le nord sur la route 643. Il est préférable de rouler en 4x4, elle n’est pas goudronnée sur les presque 100 km qui mènent jusqu’à Krossnes. Poussez jusqu’au bout de la route pour trouver la piscine géothermale qui fait face à la mer. Parfaite pour se relaxer dans une eau à 38 °C devant un décor superbe et changeant au gré des nuages.

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Le musée des Sorcières (Hólmavík)

En quittant la région du Vestfirðir, la route 61 passe par le village de Hólmavík. Un peu moins de 400 personnes y vivent toute l’année. Et sans doute quelques créatures ont échappé au recensement de l’État. Pour en savoir un peu plus, direction le musée des Sorcières. L’endroit parfait pour se plonger dans les croyances ancestrales et pour admirer des objets magiques (fonctionnement non garanti) découverts lors de fouilles.

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Au musée de la Sorcellerie à Holmavik © Baptiste Gibaud
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