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Découverte de la péninsule de Snæfellsnes

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Road trip sur la péninsule de Snæfellsnes © Bianca/stock.adobe.com

Par Fred

27 sept. 2022

En voyage en Islande, je décide après Reykjavík de pousser jusqu'à la péninsule de Snæfellsnes, au nord-ouest. Au programme de ce mini road trip : le fjord Hvalfjördur, réputé pour sa beauté et le glacier Snæfellsjökull. 

À Hvalfjördur, il y a baleine sous fjord

Son nom signifie « la baie des baleines », car ces mammifères y sont présents en grand nombre. Hvalfjördur est d'ailleurs l'un des lieux où se perpétue la chasse à la baleine. Car en attendant son interdiction en 2024, la chasse à la baleine a repris en 2022 après quatre années de pause.

Fort heureusement, devant la station de pêche Midsandur, pas de baleine éventrée. Ça m’arrange à vrai dire. Car le dépeçage se fait en effet en plein air et le public peut même y assister… Vraiment, très peu pour moi.

Mais il ne faudrait pas résumer la baie et la péninsule de Snæfellsnes à cette chasse et oublier le somptueux décor. Le spectacle est à 360°, il n’est pas question de le manquer. Et pour cela, évitez d’emprunter le tunnel passant sous le fjord. Avec ses 5,7 kilomètres, il raccourcit le chemin pour les autochtones, mais prive irrémédiablement d'un panorama exceptionnel. Vous rateriez le spectacle des longues montagnes coiffées de neige longeant le bras de mer et se reflétant dans l’eau, ainsi que des quelques rares maisons blanches aux toits rouges sur fond de collines vertes.

Découvertes au fil du fjord

Le fjord a hébergé une base militaire pendant la Seconde Guerre mondiale, depuis laquelle les Américains et les Anglais ont fait partir les convois de l’Arctique à destination de l’Union soviétique. Ils devaient échapper aux bombardiers allemands qui les menaçaient depuis les airs, et aux sous-marins U-Boot qui patrouillaient sous la surface de l’eau. Sur la péninsule de Snæfellsnes, il ne reste désormais que des ruines des bâtiments militaires et quelques rares quais.

La route le long du fjord vous permet de vous rendre à la cascade de Glymur, la plus haute d’Islande avec ses 196 mètres. Pour la rejoindre, il faut une bonne heure de marche assez sportive d’après les diverses descriptions. J’ai manqué de courage…

Je poursuis ma route sur la péninsule de Snæfellsnes et j’arrive à la mi-journée à Borgarnes. Juste après le pont traversant le Borgarfjördur, je m'arrête pour prendre de l’essence à une station-service située à l’entrée de la ville. J’en profite pour casser la croûte. Pour la première fois de mon séjour, je me laisse tenter par un pylsur. Grossière erreur ! Ils sont si délicieux qu’il est difficile de s’arrêter au premier ! On a beau être dans une station-service, l’endroit offre une très jolie vue sur le fjord et au loin sur le glacier du Langsjökull.

La péninsule de Snæfellsness, un concentré d'Islande

Je continue ensuite sur la côte sud de la péninsule de Snæfellsnes par la route 54. Je traverse encore une fois une région déserte, qui regroupe plusieurs paysages de collines rocheuses bordées de prairies d’un vert bien prononcé, des cratères cramoisis, des champs de lave noirs et des monts enneigés surplombant des plaines rousses et dorées.

Un concentré des paysages que l’on retrouve un peu partout en Islande. C’est donc à juste titre que cette région est qualifiée d’« Islande en miniature ». Au loin dans la brume, j'aperçois le glacier du volcan Snæfellsjökull, souvent comparé au Fuji-Yama. Pourquoi pas. Mais à vrai dire, c’est le volcan Hekla qui m’a le plus évoqué ce fameux cousin japonais.

Terre de légendes

C’est au sommet du volcan Snæfell (jökull signifie « glacier ») que Jules Verne a situé le début de son roman Voyage au centre de la Terre. C’est ici aussi que sont nés bien des personnages de sagas nordiques. Le glacier constitue une grande source d’imagination puisque, non content d’être à l’origine de chefs-d’œuvre littéraires, il inspire aussi certaines croyances ésotériques. Les Tibétains notamment pensent que le Snæfellsjökull représentait un centre d’énergie.

Retour à Reykjavík

Peu après le croisement avec la route 56, je décide de faire demi-tour : cette partie de l’île n’est pas celle qui me séduit le plus et je préfère prendre le temps de rentrer tranquillement plutôt que de pousser plus loin. Je regretterai après coup de ne pas avoir poussé au moins jusqu’à Arnarstapi, où se trouvent visiblement un mignon petit port de pêche, des orgues basaltiques (beaucoup moins impressionnants que ceux de la Chaussée des Géants en Irlande du Nord) et une falaise percée. Si vous pouvez prendre toute la journée pour ce tour de la péninsule de Snæfellness, vous devriez pouvoir faire le tour jusqu’à Stykkisholmur puis rejoindre la côte sud en coupant par la route 56.

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À voir avant de partir

En 2009, un réalisateur français, Jean-Michel Roux, a réalisé un très beau documentaire appelé Les Mystères du Snaefellsjökull sur les différentes légendes islandaises liées au volcan.

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