Quels déserts explorer au sud de la Namibie ?
Monument national du pays, le désert du Namib fascine avec sa mer de dunes immenses et rougeoyantes que l’on découvre dans le parc du Namib-Naukluft. Plus au sud, le Kalahari abrite aussi son lot de surprises…
Pourquoi partir au sud de la Namibie ?
- Pour voir le lever du soleil sur les dunes du Namib
- Pour se perdre dans la forêt des « kokerbooms »
- Pour traquer les lions à crinière noire et les colonies de suricates dans le Kalahari
- Pour faire un trek dans les gorges du Fish River Canyon
- Pour s’arrêter le long des pistes, face à l’immensité
À voir absolument au sud de la Namibie
Parc national du Namib-Naukluft, désert mythique
Rien ne vous prépare à l’émotion que vous procure ce parc mythique, avec son paysage apaisant et spectaculaire, en plein désert du Namib, considéré comme l’un des plus anciens du monde. Ses hautes dunes faites d’argile, de mica et de graphite, que l’on découvre au petit matin dans une lumière qui les teinte de rose, longent une plaine caillouteuse jusqu’à Sossusvlei, point de départ des circuits en 4x4 camping qui vous amènent au pied de la Dune 45. Sa courbe en S ponctuée de grands acacias s’élance vers le ciel sans nuages, juste avant celle de Big Daddy, la plus haute de cet ensemble. On gravit l’une ou l’autre, mais l’ascension de la deuxième promet une descente dans Deadvlei, large lac blanc asséché avec ses arbres noirs calcinés, et sa traversée de toute beauté. Ici, au faîte de cette mer de sable, façonnée par le vent depuis des millions d’années, vous embrassez l’immensité de ce désert vivant, où insectes, lézards, outardes et oryx solitaires ont trouvé refuge et bravé les températures extrêmes. Plus vers l’est, avant les montagnes escarpées du massif du Naukluft, faites de roches plissées et de vastes plateaux minéraux, le canyon de Sesriem se cache parmi le sol calcaire. Vous longez son lit sec pendant l’hiver, en faisant attention où vous mettez les pieds. Quelques serpents à l’affût pourraient se cacher parmi ses pierres. Enfin à la sortie faites une halte à Solitaire, pour jouer avec les nombreux écureuils de terre du Cap.
Kalahari, le désert des San
Un itinéraire dans le Sud namibien serait incomplet sans découvrir l’autre grand désert : le Kalahari. Qui sait à qui appartiendrait cette terre ancestrale des Bochimans, premiers habitants de ce coin d’Afrique australe, si les frontières n’avaient pas été arbitrairement dessinées au XIXe siècle par les colons anglais et allemands ? D’une superficie de 900 000 km², ce lieu mythique se déploie en grande partie aussi sur le Botswana et l’Afrique du Sud qui ont mis en place des politiques de conservation avec la Namibie, en créant un autre parc transfrontalier, le Kgalagadi. Végétation d’arbustes épars au nord, il abrite en revanche, près de Keetmanshoop, une concentration unique de kokerbooms, des aloe dichotoma géants ou, autrement dits, des arbres à carquois, endémiques de ces régions arides, dans la Quiver Tree Forest. Trois cents spécimens de cette variante d’aloès aux branches fourchues y prospèrent, certains d’entre eux atteignant l’âge vénérable de 200 à 300 ans et une hauteur de 8 mètres. Plus au sud des dunes rousses partent à l’assaut des terres et abrite nombre de petits mammifères étonnants, notamment des colonies de suricates, ou les rares lions à crinières noires qui chassent la nuit.
Fish River Canyon et parc |Ai-|Ais/Richtersveld, terres d’aventure
À cheval sur la frontière avec l’Afrique du Sud, le parc transfrontalier de |Ai-|Ais/Richtersveld abrite au cœur d’un plateau coloré d’un camaïeu de bruns, le deuxième plus grand canyon du monde. Sillon gigantesque dans la grande plaine désertique du Namaqualand, le Fish River Canyon possède des dimensions superlatives : 550 m de profondeur, 160 km de long et 27 km de large ! Entre janvier et avril, l’eau serpente au fond de ses gorges, perpétuant son ouvrage millénaire, tandis qu’elle n’est plus qu’un mince filet d’eau que retiennent des vasques de jade pendant l’hiver austral. Pour les plus sportifs, un parcours pédestre permet de le descendre et de le parcourir sur 90 km en quatre ou cinq jours de marche. Pour les moins aventureux, une piste panoramique de 58 km permet de longer la faille jusqu’à une petite station thermale du nom d'Ai-Ais connue pour ses sources d’eaux chaudes. Sinon, les rares lodges qui s’ouvrent sur ce paysage à couper le souffle, proposent des randonnées à la journée un peu plus faciles.