Que voir sur la côte Atlantique ?
Du sud au nord du pays, l’Atlantique caresse de ses flots le sable du Namib et enveloppe la côte de son brouillard épais où se sont abîmés de nombreux navires.
Pourquoi partir sur la côte Atlantique ?
- Pour voir le ballet des baleines au large de Walvis Bay : Cette agréable petite ville est une étape très prisée par les familles qui voyagent en Namibie, qui viennent y observer les baleines entre juillet et novembre et les dauphins toute l’année.
- Pour rencontrer de drôles d’otaries : Elles se chamaillent toutes la journée, aboient à qui mieux mieux et, de l’avis de ceux qui les côtoyées, dégagent une odeur pestilentielle. Oui mais voilà : le spectacle des otaries de Cape Cross est irrésistible.
- Pour surfer sur les dunes : Si surfer les vagues de l’Atlantique au large de la côte des Squelettes reste l’apanage des pro, le surf des sables est accessible à tout le monde et permet de profiter de la magie des dunes du Namib de façon très ludique.
- Pour dîner au-dessus des flots au bout d’un ponton : La jolie Swakopmund est généreuse en adresses gourmandes et on aime en particulier l’opportunité d’un savoureux dîner de spécialités de Namibie dans un cadre entre désert et océan.
- Pour se perdre dans le brouillard de la côte des Squelettes : Enfer des marins pourtant les plus expérimentés et cimetière des baleines, la côte des Squelette possède une splendeur désolée propre à ensorceler les cœurs les plus endurcis.
À voir absolument sur la côte Atlantique
Côte des Squelettes, comme un air de bout du monde
On croit souvent que la côte des Squelettes commence à la sortie de Swakopmund vers le nord. Or c’est dans le parc national de Dorob que vous entrez d’abord, lorsque vous apercevez les premières carcasses de bateaux ensablées sur la rive, juste avant Henties Bay, paradis de la pêche au large. Vous êtes ensuite surpris par tous ces navires alanguis, datant de toutes les époques, piégés dans le brouillard dense apporté par le courant de Benguela jusqu’à plusieurs centaines de mètres dans les terres. Enfin, c’est sur un ruban d’asphalte qui court sur le sable blond que vous arrivez aux premiers reliefs et aux dunes qui se lèvent à Cape Cross, où s’ébroue la plus grande colonie d’otaries à fourrure du pays. Près de cent mille individus peuvent s’y retrouver, bruyants, odorants, étonnamment attachants. Tapis dans les rochers, vous repérez les chacals à chabraque et les hyènes tachetées qui viennent chasser ici des proies faciles avant de quitter cet univers sauvage et unique, avec une étrange sensation de bout du monde.
Swakopmund, entre désert et océan
Colonie allemande jusqu'en 1915, puis territoire sous administration sud-africaine jusqu'à son indépendance en 1990, la Namibie porte encore aujourd'hui les traces visibles de son histoire complexe. Principale station balnéaire du pays créée à la fin du XIXe siècle, Swakopmund est aussi la porte d’entrée vers le désert du Namib et à ce titre l’étape incontournable d’un voyage en Namibie. Son architecture singulière, d’inspiration germanique, attire immédiatement le regard : façades pastel, colombages, balcons ouvragés. Les bâtiments emblématiques comme la Woermann Haus donnent à la ville une atmosphère européenne inattendue, posée entre désert et océan, que l’on parcourt agréablement en vélo. Mais c’est aussi une destination où culture, saveurs et patrimoine se conjuguent avec charme. Côté gastronomie, vous profitez d’une offre de grande qualité. De nombreux restaurants raffinés mêlent fruits de mer, influences germaniques et touches africaines, dans les ruelles du centre jusqu’au front de mer, tout au bout de sa jetée en bois. En parcourant les ruelles du centre-ville, vous découvrez aussi de nombreuses galeries d’art qui valorisent la création contemporaine et les arts décoratifs namibiens, ainsi qu’une grande librairie fournie. Quelques musées retracent l’histoire (dont le Swakopmund Museum) et la géologie de la Namibie, tandis que l’aquarium ravit les plus jeunes.
Walvis Bay, paradis animalier
Littéralement la « baie des Baleines », Walvis Bay est le plus grand port en eau profonde du pays, partagé entre ses larges docks dédiés au transport de pétrole et de minerais et son port de plaisance charmant, avec ses bardeaux de bois blanc. Point de départ des nombreuses croisières journalières pour la découverte de sa faune extraordinaire et dense, Walvis Bay est un paradis animalier aussi grâce à ses marais salants et Sandwich Harbour plus au sud, où des cohortes de flamants roses et de cormorans du Cap viennent s’abriter. C’est en en kayak ou catamaran que l’on part à la rencontre de sa colonie d’otaries à fourrure facétieuse et bruyante, alanguie sur la pointe Pélican et parfois chassée par les chacals et les hyènes. On traque avec les marins les dauphins et, surtout, des baleines qui viennent frayer au large, tandis que des pélicans peu farouches se posent sur le pont des bateaux et réclament du poisson.
Péninsule du Lüderitz
Sur la péninsule de Lüderitz, vous changez de planète sans quitter la Namibie. Le désert glisse doucement dans l’Atlantique, les roches noires plongent dans une mer froide et le vent sculpte roches et contreforts dans cette charmante ville côtière aux maisons colorées. Toute proche, se trouve Kolmanskop, une ancienne ville minière d’extraction de diamant jadis prospère, mais abandonnée depuis 1960. Ses majestueuses maisons en pierre et son ancien hôpital ensablés, très photogéniques, en ont fait un site touristique à ne pas manquer lors d’un voyage itinérant dans le grand Sud. Vous y trouvez aussi des colonies de manchots du Cap, avec parfois plus de 1 000 individus, élégants et un peu maladroits, des otaries se prélassant sur les îlots et, au large, dauphins et baleines, selon la saison des migrations.