Que faire à Rhodes ?
Tout à l’est, à seulement quelques kilomètres des côtes turques, Rhodes ouvre la voie aux douze îles du Dodécanèse. Les mythes, les villages historiques, les nombreuses plages et criques et le soleil méditerranéen promettent un voyage reposant.
Pourquoi séjourner à Rhodes ?
- Pour faire le plein de mythes : Dernière île attribuée à l’oublié Hélios, daims protecteurs censés éloigner les serpents, passages secrets dissimulés dans la ville médiévale… Rhodes a bien des secrets à révéler.
- Pour enchaîner les îles : Spirituelle à Patmos, tranquille à Halki, volcanique à Nisyros, sportive à Kalymnos, sauvage à Karpathos… Toutes différentes mais toutes accessibles par bateau.
- Pour voyager autrement, lentement : Dans le Dodécanèse, on prend le temps. On navigue à bord d’un caïque, on savoure les ports pastel, on se prélasse au bord de l’eau…
- Pour (re)goûter le halloumi grillé : Ce fromage originaire de Chypre a été adopté par une large partie de la Grèce. À déguster grillé dans une horiátiki, dans une pita ou en brochettes.
- Pour suivre les traces du Colosse : 6e merveille du monde, ce géant de bronze de 33 mètres n’est plus depuis 2 000 ans, mais son absence nourrit encore les légendes.
À voir absolument à Rhodes
Rhodes historique
Côté histoire, l’île de Rhodes n’a rien à envier au Péloponnèse, où l’on passe de l’Antiquité à l’époque médiévale en quelques kilomètres. Premier arrêt : la cité médiévale de Rhodes, le chef-lieu. Réputée, nombreux viennent voir ce qu’il se cache derrière ses remparts, et pour cause, on y découvre une architecture gothique unique en Grèce. Le Palais des Grands Maîtres, l’Hôpital et la rue des Chevaliers rappellent la présence de l’Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui ont occupé la cité entre 1309 et 1523. Puis, Rhodes passa sous domination ottomane puis italienne, le gothique se mêle alors aux mosquées, bains publics et autres édifices dans la basse-ville. Pour se procurer quelques souvenirs ou s’arrêter manger dans une taverne, direction la Nea Agora (Nouveau Marché) face au port.
Sur les hauteurs, les enfants s’amusent à l’acropole de Rhodes entre théâtre et stade antique. Plus au sud, Lindos concentre toute la beauté de l’île : un village blanc iconique dominé par une acropole perchée sur une falaise. Sur la côte ouest, les sites antiques de Kamiros, grande cité dorienne, et la colline sacrée de Filerimos, avec son monastère du XIIe siècle, complètent ce voyage à travers 2 500 ans d’histoire.
Rhodes à la plage
Avec plus de trois cents jours d’ensoleillement par an, on a qu’une envie à Rhodes : filer à la plage. Que ce séjour grec se déroule en mai ou en septembre, les températures de l’eau sont idéales, autour de 23 °C. Du nord au sud, l’île alterne villages de charme, comme Charaki et Stegna, et plages idylliques. Sur la côte est, après avoir gambadé dans les ruelles blanches de Lindos, on se rafraîchit dans la piscine naturelle de la baie de Saint-Paul ou sur la longue plage de la baie de Navarone. Plus au nord, Afandou ou la plage de sable rouge (Red Sand Beach), offrent des ambiances variées, tandis que Kallithea Springs séduit par son décor Art déco.
Au sud, Rhodes devient plus sauvage, les plages plus désertes. On profite de cette météo de rêve pour s’initier à la planche à voile, et faire la rencontre des poissons et bernard-l’hermite au large de la plage Agiou Georgiou. Pour terminer ce tour des plages, quoi de mieux que d’aller admirer la rencontre de la mer Égée et la Méditerranée à la presqu’île de Prasonisi.
Rhodes à la montagne
Pour éviter le coup de chaud (et les coups de soleil !), on s’échappe de la vie balnéaire le temps d’une journée. La vallée des Papillons fascine petits et grands. Comme son nom l’indique, on peut croiser un grand nombre de papillons (seulement de juin à septembre), mais c’est aussi un lieu populaire pour échapper au soleil sous les chênes, pins et platanes. Au nord-est, les Sept Sources (Eptá Pigés) forment une autre oasis boisée où l’on peut traverser une galerie d’eau de 180 mètres avant de rejoindre une cascade et des sentiers ombragés, sous le regard des paons qui se promènent près de la taverne.
Du haut du mont Attavyros, point culminant de l’île, les marcheurs profitent de superbes vues sur la mer Égée. Sur son versant nord, le village d’Embonas, « capitale viticole » de Rhodes, est l’endroit parfait pour trouver un petit souvenir local après une dégustation. Plus loin, l’étroit couloir rocheux sculpté par l’érosion du Jacob’s Canyon rappelle les grands paysages de l’Ouest américain.
Symi, sa petite sœur
Symi est une petite île de 58 km2 à seulement une heure et demie de ferry de Rhodes. Calme d’apparence, Symi a prospéré par le passé. Au Moyen-Âge, c’était un centre maritime important : les habitants construisaient des bateaux légers et rapides, utilisés pour le commerce, la pêche et les expéditions en Méditerranée. Puis, à partir du XVIIIe siècle, l’île affirme sa renommée mondiale grâce à la pêche aux éponges. Les Symiotes sont les premiers Grecs à pratiquer la plongée en apnée profonde pour récolter ces éponges en se laissant entraîner par une pierre appelée skandalopetra. Aujourd’hui, cette tradition se retrouve dans les boutiques et ateliers d’éponges naturelles le long du port.
À l’arrivée de cette étape dans le Dodécanèse, on est accueilli par les maisons néoclassiques pastel, bâties à flanc de colline. Du port, on accède à la Chorio, le vieux village, par le kalistrata, le « bon chemin » en grec, un large escalier bleu et jaune. Puis, on part à la découverte des criques et plages aux eaux turquoise à bord des bateaux-taxis. Le soir, quand la horde de ferries repart on se laisse porter par le rythme de l’île qui ralentit.
Halki et Patmos, pour changer d’air
Destination discrète, Halki (ou Chalki), est une île au nord de Rhodes. Son unique village habité, Emporio, n’est pas sans rappeler Symi, avec ses maisons pastel alignées autour du port. Plus haut, l’ancien chef‑lieu, Chorio, se blottit au pied du château des Chevaliers de Rhodes. Les amoureux de grands espaces sont comblés sur l’île, de nombreux sentiers serpentent dans les vallons. En chemin, figuiers de barbarie, oliviers, petites criques et pas un chat.
Patmos, une île au nord de l’archipel du Dodécanèse, mêle spiritualité et paysages sauvages. Dominant l’île, le monastère de Saint‑Jean le Théologien veille sur les ruelles blanches de Chora, la capitale historique. Quelques kilomètres plus loin se trouve la grotte de l’Apocalypse, haut lieu de pèlerinage chrétien. Patmos, ce sont aussi des plages variées et des déjeuners dans des ouzeries traditionnelles dans le port de Skala. Deux escales paisibles, parfaites pour ralentir et savourer la Grèce autrement.