Quelle île Ionienne choisir ?
Les villages et l’architecture de cet archipel, au carrefour entre l’Italie, l’Albanie et la Grèce, racontent l’occupation vénitienne et son influence sur la vie locale d’aujourd’hui. Sept îles au climat doux où les plus belles plages de Grèce côtoient la philoxénie, l’hospitalité hellénique.
Pourquoi séjourner dans les îles Ioniennes ?
- Pour voguer entre la Grèce et l’Italie : L’Italie à gauche, la Grèce à droite et entre les deux, des îles façonnées par l’Histoire. Le château d’Asos, les blasons vénitiens, les ponts et les ruelles pavées en sont les témoins.
- Pour s’offrir une parenthèse iodée : Des falaises de Leucade aux criques secrètes de Paxos, les îles Ioniennes offrent un bleu hypnotique. Sur un petit bateau, avec des palmes, à la nage, autant de façons d’explorer ses plages.
- Pour un deuxième voyage dans les îles : Si les Cyclades ont marqué un premier voyage, les îles Ioniennes offrent une suite différente. Plus vertes, plus calmes, elles permettent de redécouvrir la Grèce insulaire autrement.
- Pour s’évader entre mer et montagne : Le chemin entre les pins qui mène à la plage de Fteri ; les sentiers sous les oliviers centenaires de Paxos ; les versants du mont Ainos qui dominent Corfou… Sur chaque île, des balades accessibles.
- Pour croquer l’agrume fétiche de Corfou : Sur la plus célèbre des îles Ioniennes, le kumquat est un emblème. Ce petit agrume au goût aigre-doux se déguste sous toutes ses formes : cru, en liqueur, en confiture ou confit.
Les îles Ioniennes à ne pas manquer
Corfou, île historique
Corfou, île Ionienne au nord-ouest de la Grèce, porte encore les traces de ses influences vénitiennes, françaises et britanniques. À quelques kilomètres seulement de l’Albanie, l’île émeraude de la mer Ionienne séduit autant les voyageurs qui la découvrent que ceux qui y reviennent. Un premier séjour à Corfou s’attarde souvent sur ses classiques : la vieille ville de Corfou, inscrite à l’Unesco, ses bâtisses pastel et son fort Campiello, les plages et grottes marines de Paleokastritsa, les baies jumelles de Porto Timoni…
Mais au-delà des incontournables, des coins plus secrets, moins connus. Les marcheurs gagnent le mont Pantokrator pour embrasser du regard l’Albanie. Au sud, le lac Korission attire les amateurs de faune et flore. Dans les oliveraies de la ferme de Kavvadia, on découvre le savoir‑faire local avant de déguster différentes variétés d’huile. Et puis il y a les plages, point d’orgue de tout voyage : sable doré au nord, petites criques sur la côte ouest, toujours baignées d’une mer cristalline.
Paxos et Antipaxos, îles minuscules
Sur les îles de Paxos et Antipaxos, au sud de Corfou, l’heure est au farniente. Accessibles uniquement par la mer, elles sont réputées pour leurs plages et leur douceur de vivre. Paxos, elle aussi marquée par l’occupation vénitienne, est une petite île où oliviers, ports et falaises dessinent le paysage.
Gaios, porte d’entrée de l’île est la première étape de ce séjour dans les îles grecques. Aux terrasses, locaux et voyageurs prennent le soleil et dans les ruelles, quelques chats paressent. Le soir, rendez-vous sur le petit port de Loggos, pour goûter les poissons pêchés le matin même dans un décor idyllique.
Antipaxos, île d’à peine 5 km² est la petite sœur de Paxos au sud. Ici, seulement quelques maisons et tavernes émergent des pins et des vignobles. Les plages de Voutoumi et Vrika, aux airs de Caraïbes, sont incontournables… si bien qu’en plein été, les bateaux affluent en masse, chargés de voyageurs en quête de paradis. Pour plus de tranquillité, mieux vaut prévoir son voyage au printemps.
Leucade, île continentale
C’est par un pont flottant que l’on arrive à Leucade, à l’ouest de la Grèce. Aussi appelée Lefkada, c’est la seule île Ionienne accessible en voiture depuis Athènes ou Thessalonique. À l’arrivée, pas question de rester dans celle-ci, place à la découverte de sa capitale éponyme entre rues colorées, musée archéologique et café sur la place centrale.
On quitte la vie urbaine pour un peu de baignade. Porto Katsiki, Egremni et Kathisma, sur la côte ouest, figurent parmi les plus belles plages de Grèce. Aussi jolies que connues, l’idéal est d’y aller tôt le matin, à l’heure du lever du soleil. Autre alternative pour les admirer : depuis le ciel, en parapente.
On quitte les eaux turquoise pour passer une journée dans les montagnes et les oliveraies. À Karya, on profite de l’air de montagne, plus frais, pour découvrir l’artisanat autour du fil comme le tissage et la broderie, et pour rapporter un souvenir : coussin ou nappe brodée main. Puis la cascade de Nidri ou les gorges de Melissa permettent de s’échapper de la chaleur estivale.
Céphalonie ou l’Ithaque homérique
Céphalonie ou Kefalonia, est la plus grande des îles Ioniennes avec ses 780 km², si vaste qu’on lui consacrerait volontiers une étape supplémentaire lors son voyage en famille ! Si les enfants passent leur tour pour les villages de pêcheurs d’Asos et de Fiskardo, ils sont en revanche éblouis par les criques de Dafnoudi et de Kimilia, plus sauvages que la plage de Myrtos. La première, une plage de galets, cache même une petite grotte, de quoi ravir les petits explorateurs. Pour un séjour placé sous le signe du bien‑être, on file à la plage de Xi profiter de l’argile naturelle de ses falaises.
Céphalonie, c’est aussi une terre de légendes. Depuis l’Antiquité, plusieurs auteurs grecs associaient déjà l’île comme étape à l’Odyssée d’Ulysse. Parfois associée à Same, l’une des îles citées dans le poème, certains situent l’Ithaque homérique dans la péninsule de Paliki. Mythe ou réalité, on nourrit notre imaginaire en parcourant les criques isolées, en (re)lisant ce classique d’Homère ou en gravissant le sommet du mont Ainos, le plus haut de l’île.
Zante, île-symbole
Zante, île Ionienne au large du Péloponnèse, est connue des voyageurs pour ses paysages à couper le souffle. La plage du Naufrage, encadrée de parois blanches et d’eaux turquoise et où repose l’épave rouillée d’un cargo, reste l’image emblématique de l’île. Au sud, les plages de sable fin invitent à profiter du soleil, tandis qu’à l’ouest, les criques de Porto Limnionas et Porto Roxa séduisent les amateurs de snorkeling.
Surnommée « fleur du Levant » par les Vénitiens pour ses quantités de jacinthes, aujourd’hui c’est une autre espèce qui attire tous les regards : la tortue caouanne, ou caretta caretta. Le parc national marin est un lieu de ponte important pour ces tortues à la carapace en forme de cœur. Mais l’espèce étant sur la liste rouge des espèces menacées de l’UICN, sa préservation est essentielle : l’association Archelon accompagne les voyageurs qui souhaitent y contribuer.
Ce séjour à Zante se termine à la table d’une taverne dans les villages de montagne comme Keri ou Volimes. Au menu : sartsa, skordostoumbi Zakynthou ou encore pasticcio, des plats directement hérités de la cuisine vénitienne.