Quels sont les incontournables à Athènes ?
Porte d’entrée de nombreux voyages en Grèce, Athènes dévoile une capitale vibrante où sites antiques, énergie urbaine, gastronomie et douceur méditerranéenne se rencontrent. Une découverte par quartiers emblématiques.
Pourquoi séjourner à Athènes ?
- Pour jouer le chrono : Fouler la piste du mythique stade Panathénaïque ou parcourir (un bout de) la route historique du premier Marathon et revivre les premiers jeux modernes, les Jeux olympiques de 1896, entre émotion et héritage sportif.
- Pour penser avec Platon : Passer un après-midi au milieu des ruines de l’Académie de Platon et imaginer les dialogues qui y résonnaient autrefois, puis explorer le musée voisin pour découvrir la vie et l’œuvre d’un des premiers philosophes grecs.
- Pour explorer le métro-musée : Syntagma, Acropolis, Panepistimio, Evangelismos, toutes ces stations du métro athénien exposent des vestiges antiques découverts lors des fouilles. Un voyage à Athènes transforme chaque trajet en immersion dans l’histoire hellénique.
- Pour s’initier au « tournage » : Explorer Kerameikos, ancien quartier des potiers athéniens, s’essayer aux gestes ancestraux dans un atelier, comprendre l’importance de la céramique dans l’art grec et repartir avec une pièce façonnée de ses mains.
- Pour aller se dorer la pilule : Après une journée de travail, les Athéniens prennent les transports pour se retrouver… à la plage ! La capitale n’a rien à envier aux îles grecques avec ses plages et criques à moins d’une heure du centre-ville.
Les quartiers incontournables d’Athènes
Au centre d’Athènes : Acropolis et Koukáki
Début de la visite d’Athènes par un incontournable : l’Acropole. Pour échapper à la foule, on opte pour l’ascension, avec un guide historique, depuis la porte d’Hadrien, un arc monumental en marbre situé à l’entrée du site archéologique du Temple de Zeus Olympien et construit par les habitants en l’honneur de l’empereur romain. Il symbolise la transition entre l’ancienne Athènes fondée par Thésée et la nouvelle ville réorganisée par Hadrien. Sur le chemin, le musée de l’Acropole permet d’en savoir plus sur l’histoire antique des ruines, le Théâtre de Dionysos plonge dans les origines du théâtre grec et enfin la majestueuse Acropole. Signifiant en grec « le point le plus élevé », c’est aussi un sanctuaire majeur d’Athéna, la déesse protectrice de la ville.
À ne pas manquer : le quartier Koukáki, qu’on rejoint par la rue piétonne Dionysiou Areopagitou. En bas, changement d’ambiance. On troque les monuments de marbre pour les galeries et ateliers d’artistes et la Grèce antique pour l’art contemporain. On peut aussi aller grimper sur la colline de Philipappos, profiter de ses sentiers ombragés et de la vue spectaculaire sur l’Acropole. Lors d’un circuit en famille, les enfants adoreront chercher et explorer les petites grottes, les niches rupestres et le sanctuaire de Pan.
L’Athènes historique : Anafiótika et Pláka
Pláka et Anafiótika sont deux petits quartiers au pied de l’Acropole. Pláka, malgré son affluence, est un incontournable lors de son séjour en Grèce : c’est le seul quartier d’Athènes habité sans interruption depuis l’Antiquité. Toutes les époques – antique, romaine, byzantine, ottomane et néoclassique – se retrouvent à chaque coin de rue, lui valant le surnom de « quartier des dieux ». On s’éloigne à vélo ou à pied de la rue Adrianou pour s’aventurer entre maisons pastel et escaliers pittoresques jusqu’à la minuscule église byzantine de la Vierge Gorgoepíkoos et Saint-Eleuthérios ou la « Petite Métropole », coincée entre les habitations modernes et la cathédrale d’Athènes.
À deux pas, on se surprend à se perdre dans le quartier calme d’Anafiótika, accroché aux pentes de l’Acropole. Ici, les chats et les maisons blanches aux volets bleus ne sont pas sans rappeler les Cyclades. À juste titre, elles ont été construites par des artisans venus de l’île d’Anafi au milieu du XIXe siècle, avec une petite particularité : une numérotation anarchique. Le quartier parfait pour une pause loin du tumulte de la capitale hellénique.
Athènes authentique à Monastiraki et Psyrí
C’est le ventre vide qu’il faut découvrir le quartier de Monastiraki ! Après un arrêt dans une boulangerie traditionnelle pour le petit-déjeuner, direction l’emblématique marché Varvakios Agora, ou halles d’Athènes, et goûter aux fameuses brochettes de viandes ou aux poissons grillés pêchés le matin dans la mer Égée. C’est aussi l’occasion de faire le plein d’olives, de céramiques et autres souvenirs à rapporter de Grèce. Après la balade gourmande, place à l’ambiance créative du quartier de Psyrí, entre fresques à ciel ouvert et collages relatant son passé mouvementé. Cœur vivant du coin, la place Iroon. On y vient pour boire un verre d’ouzo ou manger quelques mezzes en bonne compagnie.
Autre place mythique : l’Agora. Durant l’Antiquité, l’Agora était la place publique la plus importante d’Athènes. Marchands, citoyens débattant, philosophes et enfants jouant se croisaient à toute heure. La Stoa d’Attale, ancienne « galerie marchande », abrite un musée archéologique dans lequel on peut observer, par exemple, un kleroterion, un système pour tirer au sort les jurés de l’Héliée et le Boulè dans la démocratie athénienne.
L’Athènes majestueuse : Kolonáki et Syntagma
Avant de filer pour un road trip dans le nord de la Grèce, un détour par la place Syntagma s’impose. Place d’affluence, y trône l’ancien Palais royal, maintenant siège du Parlement depuis 1935. Devant le bâtiment, un spectacle intrigant, la relève de la Garde. Toutes les heures, jour et nuit, les Evzones, des soldats d’élite à l’uniforme unique intégralement fabriqué à la main, veillent sur le monument du Soldat Inconnu. L’idéal ? Aller les admirer tard le soir pour éviter la foule. Le jardin National juste à côté est une véritable bouffée d’oxygène. Ses 160 000 m² abritent plus de 500 espèces de plantes et d’arbres, allées ombragées et même quelques tortues.
Une balade dans le quartier de Kolonáki mène au mont Lycabette. Perchée à 278 mètres d’altitude, la colline dévoile une vue à 360° sur Athènes. Si la météo est au rendez-vous, on peut même apercevoir la mer Égée. Ceux dont les jambes suivent encore grimperont jusqu’au sommet par les escaliers cachés sous les pins, sinon, pas d’inquiétude, un voyage de quelques minutes en funiculaire est possible. On finit la journée sur la petite place Dexameni pour une séance de cinéma en plein air.
Les artistes d’Athènes : Exárcheia et Kypseli
Un peu plus au nord, le quartier d’Exárcheia révèle une autre facette de la capitale. Ses rues couvertes de fresques et de slogans témoignent des mouvements étudiants, comme le soulèvement de l’université polytechnique d’Athènes en 1973 et des débats intellectuels qui ont marqué l’histoire politique de la Grèce. Une balade à réaliser avec un guide permet d’en apprendre davantage. Quartier alternatif, on y flâne entre disquaires, librairies indépendantes et lieux culturels. À deux pas, le musée archéologique d’Athènes complète la découverte.
Moins contestataire le quartier de Kypseli n’en est pas moins dynamique et multiculturel. Le long de Fokionos Negri, longue avenue bordée d’arbres et de fleurs, on s’amuse à regarder les nombreux chiens jouer dans l’herbe et la vie locale. Alors que le soleil de l’après-midi devient écrasant, on se réfugie dans un kafeneio, un café grec traditionnel pour une partie de tavli (backgammon grec) avec les habitués, dont on écoute attentivement leurs conseils pour se fondre dans le décor.
Le plus grand port d’Athènes : le Pirée
Point de départ pour une excursion en Crète, le Pirée mérite de s’y arrêter. Composée de trois baies – Kantharos, Zéa et Mikrolimano –, on choisira la dernière pour prendre un bol d’air marin au milieu des bateaux de pêche et des terrasses sur le port. Ici les options ne manquent pas pour déguster un poisson grillé, une kakavia (l’ancêtre de la bouillabaisse phocéenne) et autre spécialité marine. En longeant la côte vers Freattyda, on aperçoit les vestiges des murs antiques qui protégeaient les ports du Pirée.
On quitte les ferries et quais animés pour une autre facette d’Athènes : 60 kilomètres de littoral du Pirée au cap Sounion, où se dresse le temple de Poséidon. Surnommé la Riviera athénienne, le bord de mer est ponctué de plages, criques sauvages et spots branchés. Des eaux cristallines qui attirent tous les Athéniens dès que la chaleur au centre-ville devient trop étouffante. On n’oublie pas de glisser son maillot de bain dans ses bagages pour son prochain séjour à Athènes !