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Quels sites visiter dans le Péloponnèse ?

Proche d’Athènes, à l’est, se dessine la péninsule de la Péloponnèse. Sauvage, la région concentre tout ce que la Grèce a à offrir : villages authentiques, montagnes et forêts, lacs et eau turquoise et surtout une riche histoire. Une escapade agrémentée des meilleures saveurs du pays.

Pourquoi choisir le Péloponnèse ?

  • Pour se rêver dieu grec : Gravir l’Acrocorinthe au lever du soleil, marcher parmi les colonnes de Mycènes, écouter l’écho parfait d’Épidaure… Une histoire antique que l’on ressent partout.
  • Pour aller « au bout du monde » : Le cap Matapan est le point le plus méridional de la Grèce continentale. Un mythe raconte même que c’était une porte vers le monde des morts, tant le lieu semble isolé et brut.
  • Pour amener le soleil dans l’assiette : Oliviers, orangers et figuiers dans le Magne, olives violettes de Kalamata, aubergines de Leonidio et vignobles de chaque région subliment les piliers de la gastronomie grecque.
  • Pour en voir de toutes les couleurs : Traverser le Péloponnèse, c’est passer du rouge des falaises du Magne au vert profond des gorges de Lousios, du bleu électrique des criques de Messénie à l’or vert d’Argolide.
  • Pour laisser filer le temps : Une Grèce plus lente s’ouvre à nous, là où les touristes se font plus rares, et où les villages dorment l’après-midi lorsque le soleil est à son apogée. Le road trip s’adapte au rythme méditerranéen.

À voir absolument dans le Péloponnèse

Nauplie, la ville italienne

Première capitale de la Grèce contemporaine, de 1823 à 1834, Nauplie est la ville idéale pour les couples en quête de romantisme lors de leur voyage en Grèce. L’occupation vénitienne entre 1711 et 1714 a laissé l’impressionnante forteresse de Palamidi, le château vénitien le mieux conservé du pays.

Il est impératif de prendre un bon petit déjeuner à base de kayanas, une omelette consistante, avant d’aller grimper les quelque 857 marches – ou 999 selon la légende car la 1 000e aurait été cassée par le cheval de Kolokotronis – pour atteindre son sommet et la vue renversante sur l’Argolide.

La descente mène directement à la vieille ville de Nauplie, où l’on se perd dans les ruelles « italiennes » entre façades pastel, bougainvilliers et terrasses ombragées, sur lesquelles on n’hésite pas à s’entraîner à commander son café comme un Grec. Cette douceur de vivre se prolonge jusqu’à sa jolie maison toute en pierre au milieu des oliveraies de Pirgiotika.

Avant de s’échapper dans le Péloponnèse, petit crochet par l’île d’Hydra entre le golfe Argolique et le golfe Saronique. Ici, pas de voiture (hormis le camion-poubelle !), seulement des ânes et chats, alors on embarque sa meilleure paire de baskets pour sillonner la petite ville – son port est l’un des plus photogéniques de la Grèce – et ses environs.

Corinthe, ville antique et moderne

Porte d’entrée du Péloponnèse en venant d’Athènes : la Corinthie et le canal de Corinthe. Si cette voie d’eau artificielle creusée à travers l’isthme en 1883 est incontournable, l’idée de faire « glisser les navires sur des chariots » entre les deux golfes vient de l’Antiquité.

Aujourd’hui, le canal large de 25 mètres est le témoin de nombreuses performances de sport extrême. Les plus courageux tenteront de les reproduire en sautant à l’élastique depuis un pont de 70 mètres.

Puis direction la ville antique de Corinthe et l’Acrocorinthe. Cité puissante et cosmopolite, Corinthe était un carrefour commercial colossal et contrôlait les routes maritimes, tandis que Mycènes dominait les échanges de l’âge du bronze grâce à son pouvoir royal. De l’époque romaine reste le temple d’Apollon, l’agora ainsi que des ruines de boutiques et de thermes.

Derrière, l’Acrocorinthe domine la région du haut de ses 575 mètres. La montée est sportive, mais récompensée par une vue splendide sur la mer. Retour à la vie contemporaine à Corinthe, la ville moderne, l’une des rares à relier Athènes par le train, idéal pour boucler son circuit sans conduire.

Théâtre d’Épidaure, lieu de tragédie

Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le sanctuaire d'Asclépios en Épidaure était très important dans l’Antiquité. On y venait de toute la Méditerranée pour se faire soigner par le dieu de la médecine. Dans la mythologie grecque, Asclépios, fils d’Apollon, est foudroyé par Zeus car il a ressuscité les morts, puis représenté dans le ciel en la constellation du serpentaire. Souvent représenté appuyé sur son bâton enroulé d’un serpent, son bâton est aujourd’hui le symbole de plusieurs professions médicales et paramédicales.

Parce que la santé passe aussi par l’esprit, le théâtre d’Épidaure jouait un rôle thérapeutique. Prouesse mathématique et architecturale, les gradins en forme d’hémicycle autour de l’orchestra (la scène) peuvent accueillir 14 000 spectateurs. Leur particularité : l’acoustique. Que l’on soit au premier rang ou au dernier (à 60 mètres de la scène), la pièce de théâtre s’entend avec la même clarté. À tester absolument ! Les grands classiques de la tragédie grecque, comme Antigone de Sophocle y sont encore joués lors du festival d’Épidaure.

Monemvasia et ses environs, entre mer et rochers

Place à la Laconie, région du sud-est du Péloponnèse. Depuis Nauplie, on prend les petites routes pour faire un détour par le monastère d’Elona, accroché à un versant du mont Parnon, à 600 mètres de haut. Facilement accessibles, les bâtiments peints à la chaux offrent une vue imprenable sur les monts alentour.

Autre « rocher » incontournable : Monemvasia. Devenue île en 375 avant J.-C. à la suite d’un tremblement de terre, la ville fortifiée charme tout le monde. Ici, on vit au rythme de l’eau : balade le long des remparts le matin ; criques et amygdalota (spécialité locale à base d'amandes) l’après-midi avant de finir, si le temps est clément, par un coucher de soleil face à la mer Égée.

Pour une excursion d’une journée, les poissons avérés iront se prélasser dans l’eau turquoise de la plage Pouda à la pointe de la péninsule, les explorateurs en herbe s’échapperont de la chaleur dans les grottes de Kastania, quand les adeptes des paysages sauvages et des grands espaces se baladeront du côté du phare du cap Malea.

Le Magne, au fil des oliviers

Dans le Magne, partie la plus confidentielle de la Laconie, on se laisse porter par les villages cachés et les plages sauvages – de cailloux ! Au fil du road trip, on fait la rencontre d’une riche faune et flore : troupeaux de chèvres et moutons traversant la route ; arbres fruitiers produisant la plupart des agrumes de la Grèce (oranges, citrons, pamplemousses et mandarines) ; paysages arides…

Parmi les lieux à ne pas manquer dans le Magne : Vathia et ses 70 maisons-tours ; le port animé de Gythio ; Katronas, le pittoresque village de pêcheurs ou encore le décor de pierre d’Areopoli.

Les montagnes escarpées du Magne recèlent des trésors que les habitants, qui ont joué un rôle clé dans la libération de la Grèce au XIXe siècle, se feront un plaisir de partager. Après ces captivantes balades, l’heure est venue de se reposer dans l’eau bleue du village de Limeni.

Olympie, le temple des Jeux

Avant d’aller découvrir le site antique d’Olympie, berceau des Jeux olympiques, cap sur Kalamata, la région de l’olive qui porte son nom. C’est celle qui agrémente la fameuse salade grecque, la horiátiki (en grec). Cette spécialité culinaire connue de tous n’est d’ailleurs pas née dans une région précise et est présente dans toute la Grèce continentale et insulaire.

À Dimitsana, au nord, on découvre un bijou de l’Arcadie : un village de montagne, tout de pierre, perché au-dessus des gorges de Lousios, parfaites pour un après-midi randonnée ou rafting. Et pour les moins aventureux, les belvédères permettent d’admirer la vallée.

Olympie, site incontournable dédié à Zeus dans la mythologie, abrite de nombreux temples et surtout les installations sportives des Jeux olympiques. D’abord abandonné en 393 à la suite de l’interdiction des Jeux par l’empereur Théodose Ier, Olympie a pu renaître à la suite des fouilles archéologiques entre 1875 et 1881.

Outre les temples, le passage voûté de 32 mètres, ancien tunnel emprunté par les athlètes pour se rendre au stade, a du succès avec les enfants. Le long du chemin, se succèdent les Zanes, des statues financées par les amendes infligées aux athlètes trichant lors des compétitions. Si cette parenthèse en Péloponnèse a lieu avant les Jeux olympiques, il ne faut pas manquer l’allumage de la flamme olympique devant l’autel dédié à la déesse Héra. Une cérémonie réalisée depuis 1936.

Patras, la festive et Delphes, la sportive

Ville portuaire pleine d’énergie, Patras dévoile la plus grande église de Grèce : la cathédrale Saint-André, pouvant accueillir jusqu’à 5 000 personnes. Non loin se trouvent les bains turcs de Patras. Construits au XVe siècle, ce sont les seuls hammams historiques encore ouverts, idéal pour une pause relaxante entre deux visites culturelles ou juste avant l’effervescence du carnaval.

Événement à ne pas louper si l’on vient durant le mois de janvier, le carnaval de Patras est l’un des plus réputés et festifs où défilés, danses, chasse au trésor réunissent tout le monde dans les rues. Si Patras est le port principal du Péloponnèse pour les arrivées depuis l’Italie, nul besoin de prendre le ferry pour naviguer dans le golfe. C’est en bateau traditionnel grec que l’on voyage tout en dégustant des mezze.

Maintenant tout au nord du Péloponnèse, le pont Rion-Antirion permet au choix : de filer vers le Nord de la Grèce ou de retourner explorer les quartiers d’Athènes. Si cette option est choisie, on profite d’une nuit ou deux du côté de Delphes, dans le Phocide dans une jolie maison du XIXe ayant appartenu à un capitaine de la marine marchande. Delphes, situé entre deux imposantes roches du mont Parnasse, offre de nombreuses idées de randonnée. Notre préférée : la balade dans les champs de fleurs suivie par une visite des ruches pour connaître tous les secrets du miel des montagnes.

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