Quels quartiers découvrir à Tokyo ?
Que faire à Tokyo ? Vaste question tant le champ des possibles est infini. Par arrondissement découvrez nos suggestions de visites et belles découvertes.
Pourquoi voyager à Tokyo ?
- Pour visiter des temples et sanctuaires chargés d’histoire : À l’instar du Senso-ji à Asakusa ou du Meiji-jingu à Shibuya, temples bouddhiques et sanctuaires shintoïstes sont des livres d’histoire à ciel ouvert regorgeant de merveilles.
- Pour se gorger de démesure : Les gratte-ciel rivalisant d’audace architecturale à Shinjuku ; l’île Odaiba, entièrement façonnée par l’homme ; Akihabara, paradis du gaming… Un voyage à Tokyo donne à voir ce que le futur a de plus trépidant.
- Pour découvrir l’autre pays de la gastronomie : Bars à sushi du quartier de Tsukiji ; gargotes de Yurakucho ; restaurants de soba… Les bonnes adresses à goûter ou à siroter ne manquent pas dans la capitale du Japon.
- Pour se mettre au diapason de la vie quotidienne : S’éloigner de Shinkuku et Shibuya pour partir à la découverte de quartiers plus confidentiels – Shimokitazawa à l’ouest ou Kiyosumi Shirakawa à l’est – et voir une autre facette de Tokyo.
- Pour prendre un bol de nature : Le temps d’un pique-nique dans les parcs d’Ueno ou Shinjuku Gyoen ou pour une randonnée à la journée jusqu’au mont Takao à l’ouest de Tokyo, la mégapole vit aussi au rythme de la nature.
Les quartiers incontournables de Tokyo
Au centre de Tokyo : Chiyoda et Taitō
Ces deux arrondissements du centre de Tokyo concentrent les principaux incontournables de la capitale du Japon et ouvrent le plus souvent le premier chapitre d’un séjour à Tokyo.
L’arrondissement de Chiyoda se situe dans l’hypercentre de Tokyo. Il abrite la gare de Tokyo, là où bat le cœur de la ville, veines et artères étant constituées des lignes de train et de métro transportant chaque jour jusqu’à un million de passagers aux quatre coins de Tokyo et du Japon.
À une dizaine de minutes à pied de la gare, s’étend le palais impérial de Tokyo, vaste ensemble abritant la résidence de l’empereur et plusieurs jardins. La visite des jardins intérieurs est possible sur visite uniquement et se déroule en japonais sur un temps très court (1 h 15). À réserver aux passionnés d’histoire du Japon. Pour se mettre au diapason de la vie locale à Tokyo, on préférera faire le tour des remparts en courant ou flâner dans les somptueux jardins extérieurs.
Chiyoda abrite de nombreux quartiers très agréables : Yūrakuchō et ses izakayas ; Hibiya et son parc pour se détendre ; Jimbocho et ses bouquinistes ; Ochanomizu, le quartier des musiciens… Pour finir, on ne manquera pas le quartier de Akihabara, à cheval sur les arrondissements de Chiyoda et de Taitō et quartier de la culture pop au Japon. Boutiques d’anime et de mangas, temples du e-sport et des jeux d’arcade, magasins d’électronique… lui ont valu son surnom de « ville électrique ».
L’arrondissement de Taitō inclut les quartiers de Ueno, Asakusa et Yanaka. Joyau de Tokyo, le parc d’Ueno se déploie dans le quartier éponyme. Beaucoup décident de partir au Japon fin mars-début avril pour y admirer la floraison de ses quelque 1 200 cerisiers (hanami). Mais quel que soit le moment de l’année, le parc est magnifique et c’est le spot idéal pour un pique-nique. On peut aussi y admirer les torii ouvrant sur le sanctuaire d’Ueno Hanazono Inari ou visiter le plus ancien musée du Japon : le Musée national de Tokyo, abritant l’une des plus grands collections d’art japonais.
Ueno est aussi la porte d’entrée de l’un des plus charmants quartiers de Tokyo, le quartier de Yanaka. Ses temples bouddhiques, maisons traditionnelles et ateliers artisanaux ouvrent une parenthèse intemporelle. À pied ou à vélo, sa visite est ponctuée de jolies découvertes, à l’instar de la rue Yanaka Ginza, alignant pâtisseries japonaises et boutiques où dénicher de délicats souvenirs à rapporter de Japon.
Dernier quartier incontournable de Taitō, Asakusa est symbolisé par son majestueux portail Kaminari-mon, un arrêt-photo très prisé. Sitôt franchi le portail, se déroule la rue piétonne Nakamise, où flâner parmi les magasins d’objets traditionnels avant de rejoindre le temple Senso-ji. Édifié au VIIe siècle, le temple Senso-ji est le plus vieux temple de Tokyo et il accueille de nombreux fêtes et festivals japonais, dont le rituel hatsumōde, la première visite de l’année d’un sanctuaire.
Chūō et Minato, autour de la baie de Tokyo
Entre terre et mer, les arrondissements de Chūō et Minato ravissent amateurs de shopping et voyageurs du futurs. Chūō abrite en effet le quartier de Ginza et ses boutiques haut de gamme. Même si le budget de votre voyage au Japon ne permet pas l’achat de sacs de luxe et de pièces de haute joaillerie, Ginza vaut un détour, ne serait-ce que pour admirer son architecture ou monter au sommet du centre commercial Ginza Six, coiffé d’une vaste terrasse arborée. Cette dernière offre l’un des meilleurs points de vue de Tokyo.
Toujours à Chūō et quartier voisin de Ginza, Tsukiji doit sa renommée à son immense marché aux poissons. Si le marché intérieur a déménagé, le marché extérieur est incontournable. C’est ici en effet, dans des échoppes serrées les unes contre les autres, que l’on peut goûter à quelques-unes des meilleures spécialités de la mer. Pour prolonger l’expérience gourmande, il est aussi possible de participer à un atelier de confection de sushi. Toujours à Tsukiji, on ne manquera pas la balade dans l’un des jardins les plus typiques de l’ère Edo, le jardin Hama Rikyu. Son pavillon de thé à fleur d’eau offre un moment suspendu bienvenu avant de poursuivre sa découverte de Tokyo.
Roppongi et Takanawa sont deux des quartiers les plus connus de l’arrondissement de Minato. Le premier incarne l’esprit festif et cosmopolite de Tokyo. Ses « collines » sont plantées de gratte-ciel rivalisant d’audace architecturale, parmi lesquels la tour Mori et son observatoire Tokyo City View. Ce dernier a une vue imprenable et quand la météo est suffisamment clémente, on peut même y apercevoir le mont Fuji. Le second abrite l’un des plus beaux tempes de Tokyo, le Sengaku-ji. Édifié en 1612, il abrite la tombe des 47 rōnins, où les pèlerins se recueille chaque 14 décembre.
Sortie de mer au XIXe siècle, Odaiba est une île artificielle posée sur la baie de Tokyo. Quand on la rejoint à bord de la ligne de métro Yurikakome aérienne et automatisée, et que l’on se faufile au milieu de quelques-uns des bâtiments les plus futuristes de Tokyo, il y flotte comme un parfum de Blade Runner…
Les arrondissements emblématiques de Shinjuku et de Shibuya
Le plus grand arrondissement a pour nom Shinjuku et il est surtout connu pour la forêt de gratte-ciel qui pousse à l’est. L’un des plus remarquables est celui qui héberge la mairie de Tokyo : le Tokyo Metropolitan Government Building. Étonnante version stylisée de la cathédrale Notre-Dame imaginé par Kenzo Tange, l’immeuble propose l’une des expériences les plus prisées de la ville. Son observatoire, dont l’accès est gratuit, offre une vue sur toute la ville et c’est l’un des meilleurs spots pour admirer le lever du soleil.
L’arrondissement de Shinjuku présente aussi un visage très festif dans son quartier de Kabukichō, haut lieu du divertissement nocturne. Sur fond de musiques criardes et d’enseignes étincelantes, s’alignent pachinko (machines à sous) et bars à hôtesses clairement déconseillés. Dans ce Pigalle bouillonnant, seules les quelques rues du Golden Gai méritent qu’on s’attarde à Kabukichō. Essaimé de bars de poche où les salariés tokyoïtes aiment à se retrouver après le travail, Golden Gai offre une ambiance conviviale et décontractée.
À rebours du cœur électrique de Shinjuku , le Shinjuku Gyoen est l’un des plus grands parcs de Tokyo. Il mixe harmonieusement styles japonais, anglais et français et compte près de 20 000 arbres, dont 1 500 cerisiers. Parfaite escale pour une découverte de Tokyo en famille, le parc est propice aux déjeuners sur l’herbe entre une découverte de la grand serre et des pavillons.
Autre arrondissement emblématique de Tokyo animé de jour comme de nuit, Shibuya est la capitale du Japon insolite et futuriste. Agoraphobes s’abstenir : le spot immanquable de Shibuya est un carrefour charriant chaque jour près de 100 000 piétons. Chorégraphie millimétrée, la traversée piétonne du carrefour de Shibuya est une expérience inoubliable. Autre symbole de la démesure de Shibuya, l’observatoire Shibuya Sky culmine à 230 mètres d’altitude et permet d’admirer Tokyo vue de haut.
Moins perché (quoi que) le quartier de Harajuku plaira autant aux passionnés de patrimoine qu’aux mordus de culture populaire. Les premiers ne manqueront pas le sanctuaire Meiji-jingu, emmitouflé dans une vaste forêt de 70 hectares. Difficile de penser que l’animation de Shibuya n’est qu’à quelques centaines de mètre quand on pénètre dans l’enceinte de ce temple shintoïste datant de 1920. Autre ambiance rue Takeshita-dori, toujours dans le quartier de Harajuku. Autrefois rendez-vous dominical incontournable des cosplays, la rue a perdu un peu de son éclat, mais n’en reste pas moins essentiel pour qui souhaite dénicher gadgets insoupçonnés et tenues extravagantes.
Plus empreints de quiétudes, les quartiers de de Daikanyama, bobo juste ce qu’il faut, d’Ebisu, aux petits restaurants proposant une cuisine japonaise sans chichi, et de Nakai, nouvel éden underground, proposent un Shibuya alternatif et tendance.