5 offrandes traditionnelles
Fleurs, encens, bougies, drapeaux, graines ou gâteaux sont déposés en nombre sur l’autel principal des temples. Mais savez-vous pourquoi ? Pratiquée par les bouddhistes et les hindous, la pūjā est un rituel d’hommage où l’on offre fleurs, eau, lumière ou nourriture pour honorer une divinité ou le Bouddha. Au Sri Lanka, les offrandes sont déposées dans les temples, accrochées aux arbres sacrées, offertes aux moines mais aussi placées sur l’autel domestique. Cette cérémonie mêle respect, gratitude et intentions personnelles et rythme la vie spirituelle des fidèles. Mais quelle offrande choisir ?
Aux abords de chaque temple du Sri Lanka, les boutiques et les marchés débordent d’offrandes. Toutes finiront sur les autels dédiés à Bouddha, Shiva, Ganesh ou une autre divinité. Selon leur nature, elles sont également offertes aux moines durant les poyas ou encore accrochées aux arbres sacrés. Voici quelques exemples…
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La fleur de lotus
En faisant étape à Kandy, vous admirez les fervents bouddhistes défiler les bras chargés d’offrandes dans le fameux temple de la Dent. Célèbre pour abriter une dent de Bouddha, le temple est un haut lieu de pèlerinage rythmé par trois cérémonies quotidiennes. Chaque jour, les fidèles recouvrent l'immense table à offrandes de fleurs de lotus. Symbole de pureté, cette fleur sacrée est l’offrande la plus répandue au Sri Lanka et est traditionnellement déposée au pied des autels.

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L'encens et les bougies
L’arbre de Sri Maha Bodhi dans la ville d'Anuradhapura, au nord, est l’un des plus hauts lieux spirituels du Sri Lanka. On y voit des dévots, petits et grands, allumer des bougies et brûler de l’encens. La bougie est avant tout une marque de respect envers Bouddha, mais elle marque aussi le début d’un rituel comme une prière ou un chant. Que cela soit dans la religion bouddhiste ou hindoue, il y a presque toujours de l’encens sur les autels. L’encens purifie l’espace et représente la quintessence même de la ferveur religieuse.

| Un sacré arbre L'arbre de Sri Maha Bodhi est l'un des arbres les plus anciens et les plus sacrés du monde. Il est censé être issu de la bouture de l'arbre de Bodhi, sous lequel Bouddha a atteint l'illumination à Bodh Gaya, en Inde. Selon la tradition bouddhiste, cette bouture a été planté au IIIe siècle avant J.-C. par la fille du roi Ashoka. |
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Des spécialités culinaires
Des fruits, des gâteaux, du riz, du lait, ou des bols d’eau, on retrouve toutes ces offrandes aussi bien dans la religion bouddhiste qu’hindouiste. Les fidèles déposent la nourriture sur les autels ou l’offrent aux moines, ce qui attirerait la bénédiction aux donateurs. Encore faut-il arriver à déposer les offrandes sans se les faire dérober par les singes, aux aguets. Ainsi, atteindre le sommet du temple d’Or de Dambulla avec un panier de fruits n’est pas toujours des plus simple. Au Sri Lanka, on voit souvent des femmes bouddhistes faire don de superbes plateaux remplies d’offrandes de nourriture soigneusement emballée sous vide.
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Les arbres à souhait
Très présents dans les temples hindous comme au temple tamoul Koneswaram à Trincomalee ou le temple de Munneswaram, les arbres sont recouverts de rubans, tissus, papiers ou petites cages contenant des vœux. L’arbre à souhait devient alors un intermédiaire entre le fidèle et la divinité. S’il est possible de nouer des bouts de tissus sur les arbres sacrés, comme la bodhi, le banian ou le neem, un arbre ordinaire peut aussi recueillir les souhaits et être transformé en support sacré. D’autant plus s’il est situé dans la cour d’un temple, près d’un sanctuaire ou sur un rocher vénéré.

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Les drapeaux de prière
Très courants dans les régions de l’Himalaya dont le Tibet, le Népal, ou encore le Bhoutan, lors de votre voyage au Sri Lanka vous verrez que les drapeaux de prière sont aussi populaires. Les fidèles accrochent généralement les drapeaux de prières aux arbres sacrés à proximité des temples bouddhistes ou en haut d’une montagne sacrée. Prières, vœux, mantra ou chants religieux sont écrits sur des petites pièces de tissu rectangulaires avant de les attacher à une branche d’arbre à l’aide d’un petit fil blanc. Les drapeaux de prières sont considérés comme des porte-bonheur.