Tu sais que tu vis au Pérou quand…

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  • Mis à jour le : 22 avril 2026
  • Par David Chauvet

Vous connaissez la phrase « Tu sais que tu es de… quand… » Je l'ai adapté au Pérou pour lister les particularités du quotidiens, rituels étranges et autres habitudes surprenantes qui m'ont étonné, enchanté, amusé… depuis mon arrivée à Cuzco. Autant de savoirs qu'on ne trouve pas toujours dans les guides de voyage mais qui sur place vous permettront de ne pas passer pour un touriste.

… tu ne fais qu'une bise (jamais deux !) sur la joue droite aux femmes que tu salues, et tu sais qu'une simple poignée de main suffit pour se saluer entre hommes. 

… tu sais que le tutoiement est de rigueur dans la langue péruvienne et qu'il n'est pas rare que l'on s'appelle  « amigo » ou « papá » (« amiga » ou « mamá » pour les femmes).

… tu sais que ce qu'on appelle rez-de-chaussée en France correspond au premier étage des bâtiments péruviens.

Les marchés péruviens sont l'occasion de tester vos talents de négociateur © Jeoffrey Guillemard/Haytham-Réa

… tu es un piéton prudent : même si tu empruntes un passage piéton, tu vérifies bien que la voie est libre avant de traverser. Au Pérou, la voiture a tous les droits et le piéton… ben, pas beaucoup ! 

… tu ne cherches plus les étiquettes de prix. Au Pérou, elles sont quasi inexistantes, les prix ne sont, la plupart du temps, pas affichés. Il faut donc demander, et là, la réponse est très aléatoire. Pendant un voyage au Pérou, le mieux, avant d’acheter ou de payer quoi que ce soit, est encore de demander à un Péruvien de le faire pour vous.

… tu sais t'imposer. Yo primero ! (moi d’abord !) Au Pérou, on ne fait généralement pas la queue, sauf quand cela est obligatoire. Alors, n’attendez surtout pas votre tour, vous risqueriez d’y passer la journée… vos vacances même. Taxis, bus, magasins…c’est la loi du plus fort.

… tu vis à la hora peruana, « à l’heure péruvienne ». Au Pérou, l’heure n’est pas l’heure. En fait, c’est l’heure avec des minutes… ou des heures de retard ! On aime dire « ya vengo ! » (j’arrive !) ou « estoy en camino » (je suis en chemin) alors qu’on est pas encore parti de chez soi. Donc, patience…

… tu négocies pour tout. Au Pérou, il est impératif de marchander, même pour trois fois rien, c'est une question de principe. N’ayez pas honte, et pour acheter vos souvenirs du Pérou, essayez la formule magique « nada menos ? » (pas moins ?). Vous verrez, on y prend vite goût !

… tu ne te formalises plus quand un commerçant vérifie l'authenticité de tes billets en les plaçant en pleine lumière ou en les grattant avec l'ongle. Au Pérou, la fausse monnaie est monnaie courante. 

… tu sais que les petites coupures sont indispensables. Commerçants et taxis se méfient des billets de 100 PEN et de leur authenticité. Pour ne pas froisser leur client, ils ne les refusent pas frontalement mais n'ont jamais la monnaie… Si vous n'avez que des grosses coupures, faites de la monnaie au supermarché. C'est le meilleur endroit pour ça.

Les patates sont la base de nombreux plats péruviens © Jeoffrey Guillemard/Haytham-Réa

… tu as appris à cuisiner avec un petit nombre d'ingrédients. La cuisine péruvienne est excellente, sans doute la meilleure en Amérique latine, et chaque région possède une très grande variété de plats. Cependant, les repas sont presque toujours composés des mêmes ingrédients. Alors préparez-vous au « todo con arroz y papas  » (tout avec du riz et des pommes de terre).

… tu partages l'amour des Péruviens pour les diminutifs « ito » et « ita » dont tu uses et abuses : un ratito (un petit moment) ; poquito (un petit peu) ; poquitito un tout petit peu ; ahorita, à tout de suite ; ahoritititita, à tout tout tout de suite.