En train depuis Naples, Rome et Florence

  • 4 min
  • Mis à jour le : 1 juillet 2026
  • Par Lucie Tournebize

S’évader le temps d’un week-end et explorer villages, collines et campagnes italiennes… Loin d’être un rêve, il suffit d’embarquer dans un train régional pour que, en quelques heures, les ruelles animées de Florence, Naples ou Rome s’effacent derrière les paysages paisibles de l’Italie. Face à l’offre, plusieurs questions se posent : où aller, que voir, comment choisir ? Avant de sauter dans le premier train, découvrez nos idées de destinations accessibles sans voiture, parfaites pour prolonger un voyage en famille, en couple ou en solo, ou pour s’offrir une échappée à la journée loin des foules.

Vacances d’été avec le Pape depuis Rome

Tous les chemins y mènent, tous les trains y passent. Rome est au cœur d’un important nœud ferroviaire, qui la relie aux grandes villes du pays comme aux plus petits villages de sa province. Après une visite du Vatican et de sa merveilleuse, mais très fréquentée, galerie des cartes géographiques, on rêve d’imiter le Pape et de prendre nos quartiers d’été dans un lieu plus calme.

En 45 minutes de train, pour 2,10 euros (prix constatés en juin 2026, n.d.l.e), et ce toute la journée, on gagne ainsi le village de Castel Gandolfo, où le souverain Pontife se retire durant les vacances d’été. Depuis sa villa, ouverte aux visiteurs, on s’abandonne dans une méditation contemplative face au panorama sur le lac d’Abano. Ses rives accueillent les promeneurs qui viennent y pique-niquer où se rafraîchir en faisant quelques brasses.

Composition de trois photos illustrant le train de Rome. En haut à gauche, le village de Castel Gandolfo.
© René Mattes/Hemis - © Marta Nascimento/Réa

Tout dans la poche

Indispensable de tout voyage en train en Italie : l’application Trenitalia. À l’instar de son équivalent français, il est possible de suivre son train en temps réel, de ses éventuels retards, de vérifier le quai de départ et même de télécharger ses billets pour voyager l’esprit léger.

Autre échappée possible, à toute heure depuis la capitale lors de son voyage en Italie : la ville de Tivoli, où les jardins de la Villa d’Este, bruissant aux sons des fontaines, rivalisent avec ceux de l’antique villa d’Hadrien.

Composition de deux photos. À gauche, un train roule le long de la méditerranée. À droite, un panneau d'information des départs de trains dans la gare de Rome.
© Lagazeta - © Marta Nascimento/Réa

Escapades pittoresques depuis Florence

Pour résumer, on pourrait dire que la Toscane est une succession de paysages pittoresques semés de villes d’art aux trésors splendides. Le train est alors le moyen idéal de s’offrir un tour de cette région aux multiples attraits.

En moins d’une heure et pour 5 euros (prix constatés en juin 2026, n.d.l.e), on quitte Florence pour gagner Pistoia, moins connue et pourtant lotie d’un centre historique au charme certain. Une heure de plus sur cette même ligne et vous arrivez ensuite vers Lucca, sa voisine qui enroule ses ruelles autour de l’étonnante Piazza dell’Anfiteatro, dont les formes épousent celles de l’ancien théâtre romain.

On poursuit le voyage jusqu’à Livorno (Livourne), sur les rives de la Méditerranée, pour y déguster un excellent cacciucco, soupe de poissons relevée de tomates. De la gare de Livorno Centrale, on pourra prendre le train régional pour Empoli, et changer de convoi pour atteindre la gare de Siena (Sienne). Sur la Piazza del Campo, l’horloge a beau battre les heures, on ne voit pas le temps qui passe qu’on s’adonnerait bien à un aperitivo

Après cette dernière escale, on reprend le train pour rentrer à Florence, en moins de deux heures, à travers les paysages collinaires de la Val d’Elsa.

Composition de trois photos illustrant les petits villages de la Toscane.
© Simon Lambert/Haytham/Réa

La dolce vita depuis Naples

La cité parthénopéenne bouillonne de vie, et son réseau ferroviaire est à l’image de la ville : tentaculaire et un peu chaotique. Sa ligne la plus connue, la Circumvesuviana, est souvent capricieuse, mais on ne boude pas notre plaisir de pouvoir atteindre Pompéi, Herculanum voire même Sorrento en train, le temps d’un week-end.

La Circumvesuviana

La ligne L1 pour rejoindre Pompéi, Herculanum et Sorrento, ne faisant pas partie du réseau ferroviaire national italien, il n’est pas possible de surveiller son train via Trenitalia. Néanmoins, il est possible de le faire via le site de l’opérateur officiel EAV ou sur l’application GoEav. Sur le quai, attention de prendre le bon, il existe plusieurs lignes Circumvesuviana dans différentes directions et toutes ne desservent pas Sorrente !

Après avoir visité les vestiges des deux premières, on s’offre ainsi une dose de dolce vita à Sorrento, première ville de la costiera, surnom donné à la côte amalfitaine. Visitez le verger de la Limonaia, pour découvrir les citrons qui font la renommée de Sorrente, puis prenez le chemin de la plage pour un bain dans le petit port de la ville.

Composition de deux photos illustrant la côte amalfitaine. Deux personnes se promènent dans les citronniers de Sorrente.
© Lagazeta - © Arié Botbol/Réa